Gens qui se baladent

mercredi 12 août 2015

Rock Fest 2015 : Fiesta del Infierno !



Si cette année je ne suis pas allé au Hellfest (pour cause d’affiche qui ne me branchait pas), je me suis quand même trouvé ma dose de métal pour ne pas dépérir.

Ainsi j’ai favorisé la proximité et le coté old school pour découvrir le Rockfest de Barcelone.

Il s’agissait là de la seconde édition de ce festival qui proposait l’an dernier des pointures comme Accept ou Manowar (même sis de ce que j’ai pu apprendre le concert de ce dernier était à chier).



Le festival s’étalait sur trois jours, avec des concerts de 13h à 03h00, sauf pour le premier jour où les portes n’ouvraient qu’à 16h00.

Les concerts :

Jour 1 :
- Asphyxion : Groupe de trash métal composé de petits jeunes, c’est un groupe local. C’est brouillon à mes oreilles et vraiment pas mon style, mais on est quand même tout excité parce qu’on vient d’arriver, qu’il fait chaud, et qu’on a de la bière

- Rosendo : Mmmm, c’est un peu le Johnny Halliday local apparemment. C’est du hard FM mais chanté en espagnol. Ça parait plaire au public en tout cas, qui connaît toutes ses chansons par cœur.

- Sabaton : Bon là ça rigole plus, enfin, si quand même. Coté show Sabaton assure avec des morceaux épiques et martiaux. Le chanteur ne cesse de blaguer sur la chaleur, demandant au public s’ils les ont fait venir juste pour les voir mourir sous l’effet du soleil ibérique et si on peut couper la lumière du soleil, fera joujou avec un ours en peluche lancé par le public, puis ira échanger ses lunettes de soleil avec celles d’un gamin de 10 ans juché sur les épaules de son père. 



- Dream Theater : Je suis content de voir sur scène les pointures absolues du rock progressif, mais en revanche c’est d’un chiant…. Aucune interaction avec le public ni des membres entre eux, un coté chacun fait sa démo dans son coin pour de la masturbation musicale.


- Status Quo : Les anglais tiennent encore la route. C’est pas vraiment ma tasse de thé, trop rock FM, mais j’ai toujours en pincement au cœur plein de nostalgie quand je les entends chanter « In the army now ».



- Scorpions : La grosse tête d’affiche du soir. Tous le monde connaît Scorpion mais je dois bien avouer que comme beaucoup je ne connais que trois chansons d’eux « Still loving you », « Wind of changes » et « Rock like a hurrican ». Un bon show énergique mais un peu long, surtout que j’attends avec impatience…..



- Nightwish : Haaaaaaaa, le show spectaculaire du festival à grand renfort de jets de flammes. J’ai depuis quelques temps un immense amour pour ce groupe, depuis que j’ai vu le live au Wacken avec Floor Jansen au chant en fait qui est à mes yeux LA chanteuse de NW. Le set est trop court à mes yeux (une heure) et contient quatre morceaux du nouvel album que je n’ai pas encore écouté. Je suis déçu de ne pas avoir « Wish I had an angel » mais ça envoie le feu (au sens littéral) sur « I want my tears back ».




- Saxon : Pour les avoir vus quelques mois auparavant à Toulouse, je sais que les anglais de la NWBHM tiennent encore la route. La scène et le jeu de lumière sont trop sombres mais Biff Byford garde toujours sa voix puissante et mélodique.

- Wasp : Ha mais quelle déception. Je m’attendais à un show à la Motley Crüe…..J’ai l’impression de voir un zombie sur scène. Blacki Lawless (et ses 20 kilos en trop) est ridicule dans son costume. Parsemer la scène de fumée avec une lumière verte ou rouge pour faire film d’horreur fait penser aux vieux films de la Hammer ou pire… C’est à coté de la plaque, c’est chiant.


 Jour 2 : 

- Hamlet & Entombed AD : On arrive trop tard pour ces deux groupes, qu’on ne tenait pas vraiment à voir de toute façon.

- Axxis : Du power métal sympathique mais pas transcendant, qu’on écoute en fond en buvant.

- Brujeria : J’avais gardé un excellent souvenir de leur performance au Hellfest en 2012, pour ce coté déjanté. Là c’est plus cadré, et c’est un peu long. C’est amusant les premières chansons mais on hâte que la suite arrive.



- Nuclear Assault : Du trash…… Ça frotte la corde de mi à 200 bpm en hurlant des trucs incompréhensibles.

- Destruction : Du trash……Encore….

- Powerwolf : Hahaha, Powerwolf c’est du power métal bien déjanté, sur fond religieux burlesque avec des chansons comme « Resurection by erection ». Eux aussi souffrent visiblement de la chaleur mais le show est assuré. C’est le genre de groupe que je rapprocherai de Sabaton, c’est excellent en concert, mais musicalement c’est un peu toujours la même chose et saoule assez rapidement. A noter que nous avons toutefois pu accéder à la séance dédicace du groupe pour un petit shooting photo avec les messieurs.


- Angels del infierno : Du trash….

- Helloween : Les teutons viennent nous présenter leur dernier album dont les chansons sont acceptées et reprises en chœur par le public. Un show bien agréable – J’aime bien Helloween, c’est à la fois prenant et easy listenning.


- Twisted Sister : Sans conteste la grosse claque de ce festival. Ce groupe sur lequel je n’aurais pas parié un rat mort il y a de cela quelques années nous a présenté un concert sur piles électriques. Avec une set list remplie de hit et un Dee Snider en super super forme, la groupe nous a balancé un gros son avec pleins d’interactions avec le public, beaucoup d’humour et surtout une grosse gueulante de Dee Snider qui part sur la main stage voisine pourrir en direct les roadies d’Europe qui faisaient trop de bruits avec leurs sound tests.



- Europe : Difficile de succéder au show grandiose et survolté de TS, et d’ailleurs la sauce ne prend pas. Trop rock FM, trop mou, sans interaction du chanteur qui continue à masturber son pied de micro blanc et de sourire à tout va comme dans une pub pour du dentifrice. C’est chiant et on se force à rester jusque "The final countdown".



- Hatebreed & Annihilator : Déjà partis nous étions.

Jour 3 :

- Angelus Apatrida : Du trash en MI grave tout le temps…

- Battle Beast : Du power metal suédois, type épique avec des dragons et des combats toussa…. Le groupe montre qu’il prend du plaisir à être là et ça se ressent, le public lui renvoie la même chose. Avec une chanteuse au timbre puissant qui envoie la sauce comme il faut.



- Refuge : Des anciens de Rage qui refond du Rage. Disons que j’ai découvert Rage avec la chanson « From the cradle to the grave » que j’avais beaucoup aimé à l’époque, mais malgré l’écoute de plusieurs albums je n’ai jamais accroché sur ce groupe. Allons ronchir avec de la bière plutôt…

- Primal Fear : Du power metal/hard FM allemand. J’aime bien Primal Fear c’est facile à écouter et retenir mais faut avouer que ça ne marque pas trop les esprits non plus, c’est parfois un peu sirupeux. Bon là ça envoie bien et le show est très agréable.


 

- LGP : "LGP chante Sangtraï" plus exactement… Je connais ni l’un ni l’autre, c’est sympa en musique de fond pendant qu’on boit.

- Krokus : Du AC/DC-like. Je les avais vu au Hellfest il y a quelques années….de la musique de fond, c’est sympa mais ça casse pas trois pattes à un canard.


- Warcry : Me rappelle même plus, du trash peut être...

- Loudness : Un groupe japonais. Le dernier que j’avais vu c’était Crossfaith et j’avais pris une méga claque. Là c’est moins percutant mais c’est très énergique et ça envoie bien, plus heavy que Crossfaith mais ça déborde un peu trop sur la masturbation musicale du guitar hero du groupe. Un très bon concert quand même.
  
- Accept : Ha ben les vieux de la vieille assurent toujours. Tous les standards y passent, un bon moment.

- Judas Priest : Il était l’heure de partir, mais je suis resté pour les deux premières chansons (le temps que ça m’a pris de sortir de la fosse en fait). J’ai eu le temps de voir Rob Halford en vrai comme ça. Je regrette pas d’avoir pas assisté au concert, je n’ai jamais aimé le Priest et je ne comprends pas comment on peut els comparer à Maiden (qui rappelons le reste le plus grand et le meilleur groupe de tous les temps de tout l’univers).

En sortant du festoche j’offre du coup mon bracelet à gars dehors qui essayait désespérément de voir le concert par-dessus les barricades.

- Riot V & Venom : Ben on était partis…

Le site :

L’espace dédié au festival était vraiment très grand. Entre 16k et 19k personnes par jour et absolument aucun problème de circulation, de stationnement ou autre. Les stands de boissons étaient très larges et profond et de ce fait il n’y avait ni agglutination ni attente, les prix raisonnables (moins cher qu’au HF en tout cas, 8€ le litre de bière). Toujours de la place assise disponible, et ce pas trop loin des scènes de façon à pouvoir se reposer tout en assistant  aux concerts.
De plus, excellente idée, le sol avait été en partie recouvert de tapis en tissu permettant d’&éviter le trop plein de poussière et permettant de s’assoir sans se salir.
Le site disposait d’un espace avec brumisation, de même qu’au niveau de chaque stand de boissons.


L'espace brumisation


Les offres de restauration restaient variées et suffisamment nombreuses pour éviter de longues files d’attente, la bouffe dans les prix, même si ce n’était quand même pas terrible.
La plateforme PMR était proche de la scène avec brumisateur, sanitaires, et parasols.
Les toilettes étaient en nombre très suffisant, accessibles, propres.


Un festival ça se vie aussi en famille, et dès le plus jeune âge
 Coté sécurité il y avait des patrouilles un peu partout avec les services médicaux et de premiers soins, et l’ambiance était festive mais très cordiale. En fait bien moins festive qu’au HF dans le sens où ça n’était pas du tout la foire à la saucisse. Pas de délire cosplay bidon ou autre, une certaine réserve dans le public qui était là pour passer un bon moment musical mais pas forcément dans le délire d’un spring break comme au HellFest.

Bilan : 

J’avoue que ce qui m’a le plus impressionné dans ce festival était la qualité de l’organisation. Pour une seconde édition seulement, de ce coté là le festival n’a rien à envier au plus grand. Alors certes il n’y a pas la démesure des décors du HellFest ni les mêmes offres que ce soit en merchandising disponibles, en attractions parallèles, et en terme de programmation, mais si ce festival continue dans cette lancée il y a fort à parier qu’il va devenir une référence dans peu de temps.

See you next year !
 

mardi 11 août 2015

Journey : Wrath of the demons - Du Open Ze Box



Comme je vous le teasais dans le post d’hier, j’ai reçu le Kickstarter de Journey : Wrath of the demons.

J’avoue avoir pledgé sur ce jeu dans ma grande période de pledge frénétique sur KS (à laquelle j’ai heureusement mis fin) sans trop savoir à quoi m’attendre.

Regardons ça de plus près.


Le premier constat est que le colis est lourd, très lourd même puisqu’on avoisine les 4-5 kilos.

A l’intérieur pas de chichi, pas même un mot, juste la boite de jeu. Et celle-ci est énorme, plus grande que celle de Space Hulk (à peu près la taille de Deadzone, juste un poil plus grande), aussi lourde, et d’aussi voire meilleure facture - car son carton est particulièrement épais, et qui plus est décoré.

Le recto présente le matériel du jeu, en anglais (car le jeu est en anglais), et l’on peut constater que l’on ne va pas être en reste.


Avant tout, de quoi s’agit-il ? JWotD est un jeu de plateau coopératif pour 1 à 4 joueurs édité par Marrow Production :
Quatre pèlerins vont s’allier pour rechercher dans la Chine antique les parchemins sacrés qui permettront de sauver le monde des démons. Le jeu comprend 10 quêtes pour une durée de jeu d’une demi-heure à deux heures. Les choix et façon de jouer influeront directement sur les capacités, talents et équipements des joueurs : essaierez-vous de massacrer le démon qui vous barre la route, ou tenterez-vous de purifier son âme afin de rester le plus vertueux ?

A l’ouverture on trouve tout d’abord trois boîtes en carton dont deux sérigraphiées, contenant chacune un thermoformage avec les figurines du jeu.




Et là je dois dire que c’est une grosse, mais grosse claque ! Les figurines (50mm je crois), sont en plastique mais d’un détail et d’une finesse de gravure que je n’avais jamais vu auparavant pour un jeu de plateau. La texture et la finesse du plastique rappellent ceux de la résine et on a là des figurines qui pourraient tout à fait être vendues en blister pour tout type de jeu de combat d’escarmouche ou de masse.



Les deux premiers pèlerins dont le roi singe

Les deux autres personnages joueurs

Lui doit être du genre à purifier ton âme à grand coup de lames dans la tronche !
 
Les ennemis de types minotaures sont tout aussi détaillés que les héros et arborent différentes combinaisons d’armes ou de poses.
Les grands méchants, les boss quoi, sont quant à eux absolument énormes et magnifiques, regorgeant de détails.
L’ensemble est de plus très teinté mythologie chinoise et de ce fait particulièrement original face aux standards actuels du fantastique.





Mais les figurines, aussi belles soient-elles ne font pas tout.

Une fois l’émerveillement passé, on trouve quatre sets de cartes, trois en petits formats et un en  format standard.



Quatre tableau de bord personnalisés, un pour chaque héros – et un cinquième pour l’un des big boss.


Dans le sachet plastiques, les roulettes et marqueurs à insérer dans les tableaux de bord

 Des dés sérigraphiés, un boitier yin-yan à bouton pressoir dont l’actionnement fait se mouvoir aléatoirement une aiguille en laiton sur la position de l’un ou de l’autre.
Puis, un set de dalles de terrains et de tokens en carton, là encore très épais. Seuls les tableaux de bord des personnages joueurs sont finalement un peu trop fins à mon gout – A voir si cela posera problème à l’usage.

L'étrange roue de la fortune et les dés

 Les dalles de terrains sont superbes, magnifiquement décorées et dessinées, avec un découpage en quadrillage clair et sachant se faire oublier pour une meilleure immersion. Je note que certains quadrillages arborent des couleurs différentes en fonction de lieux spécifiques, ce qui, je n’en doute pas, à une explication dans les règles et donc une influence dans le jeu.



Deux ponts et leur homologue détruits


Vous pourrez juger de la bonne épaisseur desdites dalles
Enfin, le livre de règles, format A4 à couverture souple mais en papier glacé. La mise en page reste aérée avec plusieurs encadrés de différentes couleurs et des illustrations (nombreuses) pour les exemples de règles et de jeu. Dans ce même livre on retrouve les quêtes jouables fournies avec la boîte de base, et au verso un tableau récapitulatif du déroulement du tour/jeu.







Je n’ai là qu’une envie c’est de me plonger dans ce livre pour tester le jeu au plus vite, si possible dès ce WE. Loin de tout ces KS où l’on vous promet la qualité optimale et ne vous offre que déception à réception du matériel ou des figurines, cette boîte dont j’ignorais jusqu’alors l’existence nous livre ici un jeu dont la qualité du matériel renvoie dans les cordes pas mal des éditeurs jouant dans la cour des grands.

Si le jeu et ses mécaniques sont à la hauteur du contenu physique, on tient là une véritable bombe !

Je croise les doigts pour que ce soit le cas.