Gens qui se baladent

lundi 3 février 2014

Un ange passe



James Swallow ne m’avait jusqu’à présent pas vraiment impressionné avec ses œuvres pondues par le passé pour le cycle de l’Hérésie d’Horus.

« La fuite de l’Eseinstein » était vraiment très moyen, quant à « Némésis » c’était une véritable bouse.

Il revient pourtant aux mannettes du tome 21 : « Signus Daemonicus » :


« La guerre a atteint le secteur Signus Prime. Horus envoie les Blood Angels sur place pour affronter les terribles démons de Khorne. Mais cette décision du Maître de Guerre n'a rien de fortuit : Il espère bien tirer avantage d'un défaut dans le patrimoine génétique des Blood Angels (et qui sera plus tard connu sous le nom de Soif Rouge), et les faire succomber aux appels du Dieu du Sang. Au cœur d'une bataille sans merci, le primarque Sanguinius doit affronter un prince démon, et de l'issue de ce combat dépendra l'avenir de sa légion. »

Ce tome est donc axé sur la légion des Blood Angels et son Primarque Sanguinius.
Alors que ce denrier ignore encore tout de la nouvelle allégeance de son frère, l’intégralité de la légion des BA est envoyée par celui-ci dans le secteur de Signus Prime afin d’y exterminer une menace déjà connue des BA : Les Nephilims ; ces derniers détenant selon Horus un moyen de contenir, voire de définitivement soigner, la rage noire qui commence à affecter de plus en plus fréquemment les enfants du Primarque ailé.

Lorsque les Blood Angels arrivent sur place, point de Nephilim, et ceux-ci se voient confrontés à divers phénomènes inexplicables et d’une ampleur démesurée, Horus ayant fait envahir le secteur par les démons de Khorne.

En ressort l’incompréhension et l’expectative dans laquelle est plongée la légion face aux manifestations du Chaos et des créatures du Warp dont elle ignorait tout, jusqu’à leur existence même. J’ai trouvé ce passage et cette ambiance aux notes de thriller surnaturel particulièrement bien rendu, à mon grand étonnement. 

Les repères de la légion s’effondrent les un après les autres comme des dominos, celle-ci est de plus en plus perdue jusqu’à accepter l’idée qu’Horus ait pu trahir et en venir à briser l’édit de Nikaea pour survivre, voire à plonger dans une frénésie martiale digne des guerriersd’Angron.

Les divisons internes des forces du Chaos sont également bien soulignées, et retranscrites par la dualité entre le représentant de Khorne et celui de Slaanesh. 

Sanguinius quant à lui n’apparaît pas comme un Primarque ultime, mais comme un grand guerrier qui n’en reste pas moins mortel, manquant de succomber à sa rencontre avec un buveur de sang qu’il sera amené à combattre de nouveau lors de l’assaut du palais impérial lors de la bataille de Terra. 

A noter que dans la lignée du précédent recueil de nouvelles "Les Primarques", ce tome comme les suivants est désormais édité dans le nouveau format grand livre avec couverture à rabats. On y gagne en classe et en qualité de produit et de lecture, malgré la disparition des marque page propre aux bouquins, mais le prix s'en ressent puisqu'il avoisine les 17€.

Pour conclure, à part quelques incohérences chronologiques mineures, ce tome peut prétendre sans rougir à une place aux cotés des « bons » livres du cycle. Une agréable lecture.



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