Gens qui se baladent

lundi 10 février 2014

Reluque la Relique !



Ce week end j’ai testé pour vous : RELIC de chez FFG/Edge.

Relic est un jeu qui parlera à beaucoup d’entre vous-même si vous n’y avez jamais joué, car il s’agit d’un transfert du système de Talisman dans le monde de Warhammer 40K.



Comme à leur habitude les américains ne font pas dans le cheap et le matériel de jeu est encore une fois d’excellente qualité.

La boite, carrée et en carton épais fileté,, est dans les standards des jeux de la gamme puisque même les ré éditions comme Descent et Runewars ont désormais adopté ce format.

A l’intérieur, un grand plateau de jeu dépliant, deux planches de tokens en carton épais et au désign soigné, des tas de cartes pour les rencontres, équipements, mission, reliques et c…, les fiches de scénarios et de personnages.

Ces derniers ne sont pas représentés par des figurines plein pied, contrairement à Talisman, pour une histoire de droit de ce que j’ai compris (pas d’édition de figurines de la gamme Wh 40K identiques à celles du jeu pour un autre support). A la place nous avons des bustes de personnages, et je dois bien avouer que c’est encore mieux car ces bustes sont d’une échelle bien supérieure à celle du 35mm. Ils sont en plastique dur, et d’une gravure soignée.
Le pion de support du buste est en outre d’une couleur vive, propre à chaque joueur, ce qui permet d’identifier du premier coup d’œil la position de son avatar sur le plateau sans jamais le confondre avec un autre.

La chanoinesse des Sœurs de Bataille
Le plateau de jeu bénéficie d’un graphisme superbe et  rend parfaitement bien l’ambiance de l’univers de Warhammer 40K. Il parait très chargé et peu lisible aux premiers abords, mais au bout de quelques tours vous aurez eu le temps de dissocier les différents secteurs et d’en comprendre les subtilités sans soucis.



A l’instar de Talisman il s’agit d’une sorte de plateau de jeu de l’oie divisé en trois secteurs, extérieur (bordure externe du plateau), médian et intérieure. Les deux secteurs intérieurs sont ceint par le warp et y pénétrer ne se fera qu’en passant par certaines cases spéciales du secteur extérieur (portail warp eldar, vaisseau de guerre de la flotte impériale, et c…).
Dans la bordure extérieure et le secteur médian, le plateau est subdivisé en quatre secteurs (monde forge, monde ruche, monde mortel, space hulk, flotte ruche et c…) ce qui aura une implication dans les missions à résoudre. Le dernier secteur, celui intérieur, représente l’œil de la terreur, et vous aurez le plaisir de déambuler dans le palais de Slaanesh, les Jardins de Nurgle et autre…Il est bien évident que plus on se rapproche du but, plus la difficulté des épreuves augmente.


Les sceaux de cire sur les cases indiquent le nombre de cartes et la couleur de celles-ci qui sont à piocher quand vous arrivez sur une case. Les cartes jaunes ont souvent trait aux Eldars, celles en bleues aux tyrannides et les rouges aux Orks.....mais pas que.

Chaque joueur va incarner un avatar fidèle à l’Imperium, Capitaine d’une Légion Astartes, Commissaire de la Garde Impériale, Inquisiteur de l’Ordo Malleum, Assassin Impérial, et c… 
Le but : atteindre la carte scénario placée face cachée au centre du plateau de jeu, et la résoudre le premier.
Pour ce faire, il vous faudra accomplir des missions (attribuée sous forme de carte avec un objectif et une récompense) qui vous permettront d’acquérir de l’expérience, de monter en niveau et donc de gagner en puissance.
Il est nécessaire d’accomplir au moins trois missions, seul moyen de monnayer une relique (équivalent du talisman dans le jeu original) qui en plus d’être impérative pour pouvoir accéder au secteur intérieur de l’œil de la terreur vous conférera un bonus de jeu non négligeable.
Les joueurs tendent tous  vers le même but mais pas en coopératif, sauf pour certains combats ou vous pourrez rameuter vos amis afin de pouvoir faire face aux plus grosses menaces.

Alors qu’en est-il du portage du système dans cette nouvelle mouture ?
Hé bien je dirai que c’est une réussite. Car ce transfert aura eu le mérite de corriger de nombreux écueils du jeu d’origine, écueils qui en faisaient parfois le charme et la spécificité en lui donnant cette touche old school.
Exit les petits cônes de couleurs pour marquer la progression des caractéristiques, ici votre fiche de personnage se verra dotée d’un tableau annexe à cadrans, bien plus pratique et lisible.
Les cartes d’équipements également se négocient grâce aux jetons d’influence qui font office à la fois de point de destin et de monnaie. Les équipements porteront soit un bonus fixe de faible qualité, soit un bonus plus important mais en charges limitées.


Au dessus de la fiche de votre personnage (qui comprend ses règles spéciales, ses caractéristiques de départ, et son tableau personnel d'expérience), vient se loger le compteur à cadrans permettant de visualiser la valeur en cours de chacune de ses caractéristiques (rouge = force, jaune = astuce, bleu = volonté , vert = vie)
Mais ce qui permet de booster un peu le jeu réside principalement dans le fait que les paquets de menaces (équivalents des cartes de rencontres) sont plus axés sur le combat, ce qui permet une avancée plus rapide que dans Talisman dans lequel on trouve trop d’alliés, lieu et rencontres par rapport aux ennemis à vaincre, sachant que ce sont les cartes d’ennemis vaincus qui vous permettent de gagner en niveaux.
Du coup on y gagne en temps de jeu, les parties durant environ deux heures pour deux joueurs au lieu de s’éterniser comme trop souvent dans Talisman.
Le système de mission permet également de donner un but annexe et récurent à vos avatars au lieu que ces derniers  ne se contenter d’errer sans but sur le plateau en attendant d’être suffisamment fort pour tenter de passer dans les secteurs supérieurs du plateau. Lesdites missions restent assez simples, du genre combattre un ennemi ork ou eldar, se rendre dans tel lieu pour y accomplir une action spécifique,…
La présence de cartes de pouvoirs vient remplacer les sorts du jeu original. Ces cartes peuvent soit être jouées pour leur petit avantage tel que détaillé par le texte qu'elles comportent, soit pour la valeur numérique attribuée à chacune d'elle qui vient alors remplacer la valeur de n'importe quel jet de dés.

Au premier plan, l'équipement accumulé, vous noterez la présence de jetons de charges sur certain d'entre eux. Au dessus, les cartes de pouvoirs sur la gauche, de mission sur la droite.
 
En conclusion, une réussite sur tous les points de vues. A noter que pour le moment vous ne pourrez jouer qu’à quatre joueurs en même temps, bien qu’une extension à venir prévoit de faire passer ce nombre à six, comme pour Talisman. Toutefois, pour avoir joué à Talisman à 6 je ne pense que je m’aventurerai  à la même chose avec Relic (Talisman à 6 c’est 3 minutes de jeu et 15 minutes à attendre que les autres aient joué en ayant rien à fiche de ce qu’ils font, bref on s’emmerde et la partie dure des plombes).


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