Gens qui se baladent

mardi 7 janvier 2014

Niiii-Ourk, Niiiiii-Ourk



Les éditions SOLEIL (qui est une très bonne boîte en matière de choix de BD) a éditée une collection spéciale en hommage à Stefan Wull, l’un des grands auteurs de SF française.

Dessinée par Olivier Vatine (Aquablue en autre), j’ai immédiatement été attiré par la retranscription graphique de la seule œuvre de Wull que j’avais lu, à savoir « Niourk ».


Artwork d'Aquablue
Ma sœur ainée avait étudié ce livre à l’école et j’en avais profité pour le lire quelques années plus tard, et celui-ci m’avait laissé forte impression.

Alors du coup, après avoir lu les deux premiers tomes de la BD (il y en aura trois en tout), j’en ai profité pour relire le roman. Il s’agit d’un livre littérature jeunesse et qui se lit très vite, de par sa faible épaisseur et son style extrêmement fluide.



Niourk c’est la ville de New York, dans un univers post apocalyptique, amas de carcasses de buildings envahis par la jungle, dans lequel va évoluer l’enfant noir, chassé de sa tribu humaine et primitive. Car depuis que les hommes ont déserté la Terre, les quelques humains encore présents sont revenus à l’âge de pierre, évoluant dans un univers aux océans asséchés,  traquant les animaux sauvages pour survivre, et traqués par « les monstres », une espèce de pieuvres géantes ayant mutée suite à l’absorption en masse et sur des années d’émanations radioactives de déchets nucléaires rejetés à la mer par l’antique civilisation.

Le roman suit l’évolution fulgurante de l’enfant noir, rejeté par sa différence, enfant craintif et superstitieux qui va prendre son destin en main. Une évolution digne de celle des « fleurs pour Algernon ».

Un très bon roman de SF/space opera  particulièrement original et recherché pour une œuvre jeunesse.

La dernière édition parue
L'édition dans laquelle je l'avais lu la première fois
 
La BD quant à elle retranscrit fidèlement le roman, en approfondissant quelques éléments, bien que certains personnages originellement masculins deviennent ici féminins (l’ère du temps peut être…). Le style est très épuré, avec peu de dialogues et une immersion totale et oppressante.



 

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