Gens qui se baladent

jeudi 9 janvier 2014

Bourre-Pifs et éclairs magiques



Je ne passe jamais dans une librairie sans aller faire un tour dans son rayon SF, voir si quelques nouveautés ou couvertures bien dessinées ne me feront pas une œillade irrésistible.

C’est ainsi qu’à l’occasion de la course effrénée aux achats de Noel je suis tombé sur ce livre : MAGIE BRUTE de Larry Correia.




 Je ne sais pas exactement ce qui m’a attiré dans ce livre, si c’est son format, sa couverture ou le thème, et surement même un peu des trois.

États-Unis, début des années 1930. Les dirigeables sillonnent le ciel, Berlin est peuplée de zombies et la magie, apparue depuis près d'un siècle, a changé la donne. Le grand public hésite entre admiration et haine des actifs, ces gens qui se téléportent, lisent dans les esprits, modifient la gravité, contrôlent les animaux, guérissent par imposition des mains...
Deux organisations de magiques se livrent une guerre souterraine acharnée : l'Imperium et son maître le président, qui tiennent le Japon, et le Grimnoir, société secrète de résistants aux intentions louables mais aux méthodes discutables.
Jake Sullivan, lui, vétéran de la Grande Guerre au passé de truand, ne doit la liberté qu'à son serment de mettre ses pouvoirs au service du FBI chaque fois qu’une enquête implique des actifs; criminels. Il sera bientôt confronté aux véritables enjeux géopolitiques d un monde au bord de l'enfer et de la destruction ; il lui faudra choisir son camp.

Magie brute, dans un style très visuel et percutant, mêle gangsters, superhéros désinvoltes et désabusés, jolies filles teigneuses, bagarres épiques et armes à feu à tous les étages. Roman de fantasy urbaine à la croisée du polar, du steampunk et de l’uchronie, ce premier livre des Chroniques du Grimnoir louche aussi sur le double héritage des comics et des pulps américains.

Le dernier paragraphe du dos de couverture résume très bien le bouquin. 
Les personnages sont à la fois des caricatures du genre là où on veut les trouver, mais d’autres sont particulièrement originaux, créant un savant mélange des genres. 

Le mélange uchronie/Pulp/Steampunk fonctionne à merveille et semble parfaitement naturel. Quant au caractère visuel et percutant, il est clair que l’on a l’impression de regarder un bon film pop corn, avec bien plus de profondeur que ce qu’Hollywood a l’habitude de nous pondre en la matière.

Un livre bien prenant, qui se dévore avec excitation et un plaisir jubilatoire, le personnage féminin principal, par exemple, rappelant bien plus l’elfe du donjon de naheulbeuk que les starlettes de blockbuster.  

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