Gens qui se baladent

mercredi 22 janvier 2014

DEADZONE ! De l'open ze box dans ta face.



Réclamé à corps et à cris (et combien d’entre vous étaient prêts à me vendre leur corps pour l’avoir, je ne vous dis pas !), voici enfin le Open Ze Box de Deadzone.

Pour rappel Deadzone est le petit dernier de chez Mantic, un jeu d’escarmouches mélangeant Infinity et Necromunda en gros.

Le dehors de la bête
La boite est conséquente, et enfin de très bonne qualité contrairement au carton souple de celles de plus petit format comme Dwark King's Hold ou Project Pandora. Design soigné et carton solide. Elle a à peu près les dimensions de celle de Space Hulk pour environ le même poids. Toutefois, cette dernière remarque est quelque peu tronquée par le fait que la mienne est désormais remplie d’une partie des add-on que j’ai topé via le kickstarter.

Le dedans
Sur les bords de la boîte, quelques illustrations, les figurines des deux factions de la boite de base (créatures infectées à la résident evil, et Enforcer, sorte de Peacekeeper à la Farscape), et l’inventaire des éléments de décors.
Au dos, une présentation du jeu, le tout monté et peint.


A l’intérieur :
- Un livre de règles format classique, reliure colle, papier glacé, couleur, comprenant l’intégralité des règles du jeu (déplacements, tir, CaC, gestion de l’espace, des décors, expérience, scénario, et c…).


 


 - Une planche de pions en carton médium, plus épais que ceux des autres jeux de Mantic mais pas encore le top. Le désign est également assez quelconque et peu attractifs. Il ne s'agit toutefois que de petits objectifs ou objets pour le jeu (médipack, munitions et c...) et peuvent être remplacés par la suite par des tokens figs plus adaptés.



- Un set de dés 8 de couleur blanche
- Deux decks de cartes en couleur, format cartes à jouer. Un deck par faction, chacun d’eux comprenant les cartes des unités (ce qui remplace les livres d’armées), de capacités spéciales, d’objectifs, et c… Les cartes d’unité sont présentées avec une photo de la figurine correspondante (et cela également en fonction de son armement). Le tout est de bonne qualité avec texture glacée. 





-  Des grappes en plastique dur de décors urbains à monter (panneaux carrés pleins ou plus ou moins ajourés, et accessoires divers comme échelles rambardes, et c…), ainsi que des grappes de connecteurs pour maintenir le tout en place.



Ce n'est pas le matériel qui manque !



- Un plateau de jeu environ 60*60cm sous forme poster, avec un graphisme « urbanisme du futur », quadrillé (environ 6*6cm)
- Des socles pour les figurines, gros socles ronds pour les gros bestiaux et socles ronds plus petits dans lesquels viennent s’encastrer les figurines et qui sont donc optionnels.
- Les deux factions de figurines.

 En plus de tout cela, j’ai également reçu des grappes de décors supplémentaires, mais surtout deux factions en plus : les Orcx et les Rebs. Les premiers se rapprochent des chockboyz orques de Warhammer 40K avec un matériel en armement gigantesque, les seconds sont une faction de rebelles regroupant diverses races, une faction originale puisque vous pourrez aligner dans la même équipe des créatures aux airs de dinosaures, des humains et autres variétés sidérales. C’est d’ailleurs cette faction qui m’a poussé à prendre le jeu.
Avec ces deux factions les decks de cartes correspondants.

Mais comme je suis un acheteur compulsif vous pensez bien que je ne me suis pas arrêté aux simples factions de base ! Ainsi, chacune d’elles (chacune des quatre j’entends) est également accompagnée de booster d’expansion avec plein de figurines différentes supplémentaires.
Les deux dernières factions (les Asterians et les squats), ainsi que leurs boosters arriveront dans quelques mois à la maison.
Quelques décors bonus également : 


Ces pièces de décors sont, elles, en résine
J’ai également eu deux plans de jeu en 60*60, avec le même imprimé que celui de la boîte de base mais cette fois en format tapis. Celui-ci est d’une bonne texture antidérapante sur le coté imprimé, et molletonné en dessous pour assurer une très bonne stabilité sur la table de jeu, même en verre.


Je me suis plongé dans la lecture des règles, mais pas encore assez pour vous en donner un avis complet.

Alors revenons en aux figurines dans un premier temps, avant d’aborder les décors. 

Celles-ci ne sont ni en grappe ni en boîte, mais tout  simplement en vrac dans des sachets. La qualité de sculpture est tout à fait acceptable, bien que moins fine que ce à quoi arrive aujourd'hui GW ou d'autres boîtes qui privilégient encore le métal, vos figs ne dépareilleront pas avec celles de vos autres jeux une fois montées et peintes. 



Elles ne sont jamais monoblocs, avec même souvent plusieurs petits détails à y adjoindre (packetage dorsal, cartouchière, …), en revanche la qualité de moulage est la même que celle des figs pour Dreadball, c'est-à-dire assez degueulasse. Beaucoup de travail d’ébarbage en perspective sur les lignes de moulages aux reliefs de presque un millimètre pour certaines. Le reste consistera à couper ou raboter les ergots des grappes (puisque les figs sont livrées dégrappées).

Ouverture du sachet de la faction de base des Rebs
Deux têtes, avec de vilaines lignes à ébarber
 Toutefois les membres et différentes parties disposent de points d’encastrement importants et d’ergots suffisants pour bien encastrer les pièces les unes dans les autres. Si cela est insuffisant pour assembler la figurine sans la coller (et ça n’est pas le but recherché de toute façon), cela permet un montage très facile et vous dispense de tenir vos pièces ensemble pendant 10mn le temps que la colle fixe bien le tout dans la bonne position, ou encore de les contrepercer. 

Montage rapide
Y a d'la monnaie à rendre !


Une petite sous couche pour faire ressortir les détails


Ce qui est toutefois regrettable, c’est que comme tout est livré en sachets plastiques transparents, vous ne bénéficierez d’aucune notice de montage (on est trop bien habitué que voulez vous) ce qui rend difficile l’identification du contenu des sachets et certains regroupements. Mantic a toutefois envoyé un mail aux pledgeurs avec le détails du contenu de chacun des sachets des figs reçus afin de pouvoir en faire l'inventaire (bonne initiative mais c’eut été mieux si cela avait figuré dans le boîte directement).

Difficile de savoir ce que l'on a et s'il manque quelque chose !

Une faction (set de base) = un sachet
 Concernant les décors, alors que les figurines sont d’un mélange plastique assez souple, eux sont carrément rigides. Vous me direz qu’il faut bien ça pour que ça tienne en place sans fondation créfieu,…oui mais bon, cela n’a pas que ses avantages comme nous allons le voir.

Contrairement aux figurines, la qualité de moulage est ici parfaite en ce qui concerne les détails, bien que ceux-ci soient somme toute assez succins.
Les dalles à assembler sont donc carrées, avec des bordures biseautées, afin de pouvoir recevoir de toute part une pièce aussi bien verticalement qu’horizontalement. Chacun des coté de la dalle dispose de deux points d’ancrage à double perforations afin de pouvoir y insérer, devant ou/et derrière, un petit connecteur pour le maintien.
Les connecteurs, en grappe eux aussi , sont de deux sortes, en angle droit pour les liaisons perpendiculaires, et plats pour celles verticales.

Un connecteur angle droit

Une paroi avec ses deux connecteurs angle droit.
J’ai donc, pour cet article, dégrappé quelques éléments afin de monter une construction à la va-vite. 
Retenez bien ce mot « à la va-vite », inscrivez le sur un papier, roulez le en boule et jetez le très très loin, .... dans les flammes de la montagne du destin par exemple.

Le montage est particulièrement laborieux, ce parce qu’il n’y a aucune notice ni explication ! Ça va, on est pas des branlouzes vous allez me dire…..A voir. Parce que pour monter ma petite tour d’un seul étage j’ai passé plus de 30mn.
Vous allez penser bien sur que c’est moi la branlouze….bref…no comment…. mais le problème vient en fait principalement des connecteurs.
Alors pour éviter que vous ne vous arrachiez les cheveux, pour ceux à qui il en reste, voici mes petits conseils :

- Dégrappez votre matériel en entier.
- Faites en l’inventaire et commencez à planifier ce que vous allez assembler, et comment
- Oubliez définitivement l'idée de pouvoir monter et démonter à volonté vos décors
- Ne vous pressez surtout pas, la moindre erreur peut être fatale (pour votre matériel, pas pour vous, je vous rassure)
 - Les connecteurs angle droit se mettent à l’intérieur, ceux plats à l’extérieur, TOUJOURS !!
- Passez un petit coup de lime ronde dans les trous destinés à recevoir les connecteurs pour vous assurer que vous n’aurez pas forcer lors de l’assemblage
- Montez les parois une par une en réfléchissant aux accès. J'entends par là deux choses, ne vous plantez pas sur l'orientation des fenêtres et ouvertures de tir (comme je l'ai malheureusement fait à mon premier essai) et "accès" de vos doigts pour aller encastrer les connecteurs. Par exemple sur ma tour à un étage, la dalle de plancher du premier étage est à placer une fois que vous avez assemblé les deux premières parois latérales, sinon bon courage pour allé placer le connecteur angle droit du fond, celui qui viendra soutenir la dalle, sans éclater votre construction. N’attendez pas d’avoir fait les deux étages pour y glisser la dalle intermédiaire.
- COLLEZ LE TOUT ET N’Y TOUCHEZ PLUS !

Bon je veux vien reconnaître au passage que je suis peu doué en matière de bricolage et que je ne fais pas dans la finesse.

Les connecteurs angles droits, placés à l'intérieur, permettent la jonction de deux cloisons perpendiculaires

Mise en place du plancher intermédiaire, avec sur le bords droits les ergots des connecteurs plats situés en façade, qui permettront de fixer la cloison inférieure. Là j'ai enlevé la cloison pour pouvoir faire la photo, les connecteurs plats sont à placer après avoir ajusté la cloison.

La tour une fois montée...puis je me rends compte que la cloison du haut est à l'envers, à moins que mon tireur ne fasse 3M30... On recommence.

Les connecteurs du plancher intermédiaire sont ici placés au dessus, plus facile que de les placer en dessous.

Pas droit à l'erreur je vous disais, le démontage réserve souvent de mauvaises surprises !

Hé bé ça y est, on y arrive finalement.

Vous remarquerez l'absence de connecteur entre les deux cloisons perpendiculaires du rez-de-chaussée, ce qui laisse un jour disgracieux. Donc oubliez l'économie de connecteurs.


Prêts à en découdre !
Dans l'ensemble je suis quand même très satisfait du matériel, qui n'a pas à rougir des productions concurentes. 
En revanche n'espérez pas jouer dès l'ouverture de la boîte. Celle-ci ne comprend pas de scénario didacticiel, ce qui vous contraindra à lire et assimiler les règles dans un premier temps ; et le temps de montage et assemblage n'est pas négligeable.

Voilà pour le moment, je reposterai quelques trucs en plus dans quelques temps, si vous avez des questions ou besoin de détails n’hésitez pas à demander.


mardi 21 janvier 2014

Dread, juge ou zone ?

Juste un teaser pour vous dure que le open ze box de Deadzone est fini et qu'il sera en ligne demain :-)




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jeudi 9 janvier 2014

Bourre-Pifs et éclairs magiques



Je ne passe jamais dans une librairie sans aller faire un tour dans son rayon SF, voir si quelques nouveautés ou couvertures bien dessinées ne me feront pas une œillade irrésistible.

C’est ainsi qu’à l’occasion de la course effrénée aux achats de Noel je suis tombé sur ce livre : MAGIE BRUTE de Larry Correia.




 Je ne sais pas exactement ce qui m’a attiré dans ce livre, si c’est son format, sa couverture ou le thème, et surement même un peu des trois.

États-Unis, début des années 1930. Les dirigeables sillonnent le ciel, Berlin est peuplée de zombies et la magie, apparue depuis près d'un siècle, a changé la donne. Le grand public hésite entre admiration et haine des actifs, ces gens qui se téléportent, lisent dans les esprits, modifient la gravité, contrôlent les animaux, guérissent par imposition des mains...
Deux organisations de magiques se livrent une guerre souterraine acharnée : l'Imperium et son maître le président, qui tiennent le Japon, et le Grimnoir, société secrète de résistants aux intentions louables mais aux méthodes discutables.
Jake Sullivan, lui, vétéran de la Grande Guerre au passé de truand, ne doit la liberté qu'à son serment de mettre ses pouvoirs au service du FBI chaque fois qu’une enquête implique des actifs; criminels. Il sera bientôt confronté aux véritables enjeux géopolitiques d un monde au bord de l'enfer et de la destruction ; il lui faudra choisir son camp.

Magie brute, dans un style très visuel et percutant, mêle gangsters, superhéros désinvoltes et désabusés, jolies filles teigneuses, bagarres épiques et armes à feu à tous les étages. Roman de fantasy urbaine à la croisée du polar, du steampunk et de l’uchronie, ce premier livre des Chroniques du Grimnoir louche aussi sur le double héritage des comics et des pulps américains.

Le dernier paragraphe du dos de couverture résume très bien le bouquin. 
Les personnages sont à la fois des caricatures du genre là où on veut les trouver, mais d’autres sont particulièrement originaux, créant un savant mélange des genres. 

Le mélange uchronie/Pulp/Steampunk fonctionne à merveille et semble parfaitement naturel. Quant au caractère visuel et percutant, il est clair que l’on a l’impression de regarder un bon film pop corn, avec bien plus de profondeur que ce qu’Hollywood a l’habitude de nous pondre en la matière.

Un livre bien prenant, qui se dévore avec excitation et un plaisir jubilatoire, le personnage féminin principal, par exemple, rappelant bien plus l’elfe du donjon de naheulbeuk que les starlettes de blockbuster.  

mardi 7 janvier 2014

Niiii-Ourk, Niiiiii-Ourk



Les éditions SOLEIL (qui est une très bonne boîte en matière de choix de BD) a éditée une collection spéciale en hommage à Stefan Wull, l’un des grands auteurs de SF française.

Dessinée par Olivier Vatine (Aquablue en autre), j’ai immédiatement été attiré par la retranscription graphique de la seule œuvre de Wull que j’avais lu, à savoir « Niourk ».


Artwork d'Aquablue
Ma sœur ainée avait étudié ce livre à l’école et j’en avais profité pour le lire quelques années plus tard, et celui-ci m’avait laissé forte impression.

Alors du coup, après avoir lu les deux premiers tomes de la BD (il y en aura trois en tout), j’en ai profité pour relire le roman. Il s’agit d’un livre littérature jeunesse et qui se lit très vite, de par sa faible épaisseur et son style extrêmement fluide.



Niourk c’est la ville de New York, dans un univers post apocalyptique, amas de carcasses de buildings envahis par la jungle, dans lequel va évoluer l’enfant noir, chassé de sa tribu humaine et primitive. Car depuis que les hommes ont déserté la Terre, les quelques humains encore présents sont revenus à l’âge de pierre, évoluant dans un univers aux océans asséchés,  traquant les animaux sauvages pour survivre, et traqués par « les monstres », une espèce de pieuvres géantes ayant mutée suite à l’absorption en masse et sur des années d’émanations radioactives de déchets nucléaires rejetés à la mer par l’antique civilisation.

Le roman suit l’évolution fulgurante de l’enfant noir, rejeté par sa différence, enfant craintif et superstitieux qui va prendre son destin en main. Une évolution digne de celle des « fleurs pour Algernon ».

Un très bon roman de SF/space opera  particulièrement original et recherché pour une œuvre jeunesse.

La dernière édition parue
L'édition dans laquelle je l'avais lu la première fois
 
La BD quant à elle retranscrit fidèlement le roman, en approfondissant quelques éléments, bien que certains personnages originellement masculins deviennent ici féminins (l’ère du temps peut être…). Le style est très épuré, avec peu de dialogues et une immersion totale et oppressante.