Gens qui se baladent

mercredi 28 août 2013

Quelque chose s'achève, quelque chose commence



Hé bien ça y est. Hier j’ai tourné la dernière page de la fresque épique du Sorceleur Géralt de Riv
– The Witcher –


Après 7 tomes, il s’en est bien passé des choses. 

Ainsi, si les deux premiers tomes étaient des recueils de nouvelles plantant le décor, et principalement les personnages, les tomes 3 à 7 constituent eux une saga complète.

Le ton y est résolument plus grave et, grande surprise, Géralt n’est point le héros de cette saga, même s’il n’en demeure pas moins une référence constante. Le héros est ici une héroïne, Cirilla de Cintra plus communément appelée Ciri.


Non mais en vrai elle a pas de balafre, pas tout de suite du moins...

Enfant de la prophétie, liée à Géralt par le destin, Ciri héritière du trône de Cintra devient l’enjeu d’une lutte acharnée entre les royaumes du Nord et l’Empire de Nilfgaard. Dans un premier temps élevée comme Sorceleuse à Ker Moren, puis sous tutorat de la magicienne Yennefer, Ciri connaîtra un destin tourmentée, souvent peu enviable.

Mais là où les premiers tomes se concentraient sur un cheminement initiatique, la saga elle devient très vite un conte épique à grand renfort de manipulations et intrigues de cour sur une vaste échelle géo politique.

« Le sang des elfes » démarre le parcours de Ciri, comment elle se formera chez les Sorceleurs puis sa rencontre avec Yennefer au temple de Melitele. La narration est encore, à ce stade, proche de la nouvelle.

« Le temps du mépris » nous plonge en plein les manipulations, complots et plans échafaudés par les différentes parties : les rois, les magiciens, mais aussi ceux qui ont un intérêt plus personnel dans cette affaire de succession. Le point culminant est le conseil de Thaned où commenceront à se dévoiler, dans le sang et la trahison, les véritables ambitions de bon nombre de personnages. On quitte le style de la nouvelle pour un véritable roman très étoffé, nous retranscrivant un continent en guerre, déchiré dans ses hautes sphères par des luttes de pouvoir.

« Le baptême du feu » nous fait perdre le rythme, avec de longs passages aux airs de digressions assez peu passionnants. Mais la découverte du personnage de Bonhart – chasseur de primes - suffit à relever le niveau du volume. 

« La tour de l’Hirondelle » reprend le flambeau avec vaillance et nous fait vivre, cette fois aux cotés de personnages particulièrement truculents, des aventures pleines d’action. La narration croisée de flash back avec le temps présent est judicieusement menée. Sans conteste l’un des meilleurs tomes, si ce n’est le meilleur, de toute la saga.

« La dame du lac », le plus épais des 7 volumes, vient clore notre saga. C’est le volume le plus important mais il aurait gagné à se dispenser de toute sa première partie sur le roi des aulnes, qui n’a que très peu d’intérêt, et reste sans conséquence sur la suite de l’histoire.

Cahir aep Ceallac - Mystérieux chevalier au heaume ailée

La redoutable et envoutante Yennefer
  N’allez pas croire que, contrairement aux nouvelles des deux premiers tomes, vous retrouverez tous les poncifs et clichés du genre dans cette saga. L’auteur s’est manifestement régalé à nous planter un monde médiéval fantastique d’une réelle profondeur politique, plus proche des intrigues du Trône de Fer que du Seigneur des Anneaux.
Les personnages sont également entretenus dans une certaine dualité au niveau de leur personnalité et toujours imprévisibles, ce qui est fortement rafraichissant dans ce genre de lecture.
Il est difficile de résumer la saga sans faire de spoiler et je ne m’y risquerai donc pas, mais je ne saurai que trop vous conseiller de vous y plonger.

NB : Les 2 jeux vidéos de The Witcher se déroule après la fin de cette saga.

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