Gens qui se baladent

mardi 21 mai 2013

Sorcière, sorcière, prend garde à ton derrière


Il y a environ un an et demi, mon meilleur ami me faisait découvrir The Witcher 2 sur PC, et je dois bien avouer que je bavais assez devant la qualité du jeu, regrettant que mon portable ne puisse soutenir le niveau et les exigences en matière de performances pour le faire tourner.
J’étais nettement plus dubitatif quand il me disait s’être également vu offert la série du Sorceleur (traduction VF de the witcher) en livre. Les livres inspirés d’univers de jeux (qu’ils soient vidéos, de rôle ou de plateaux) sont souvent de vrais bouses commerciales écrites sur commande par des types qui sont tout sauf écrivains. Certes certains s’en sortent mieux que d’autres, et sont parfois même de vrais bijoux (vraiment "parfois"), comme on peut en trouver dans les collections de la Librairie Interdite / Black Library, mais on a quand même de grandes chances de tombers sur des bousins (cf mes critiques sur l’Heresie d’Horus).

Toutefois, comme je l’ai appris par la suite, la saga du Sorceleur n’est nullement inspirée du jeu puisque c’est en fait le jeu lui-même qui est tiré de ladite saga (« les jeux » en fait puisqu’il y en a 2 et un troisième en préparation).

Andrzej Sapkowski est un auteur Polonais qui, s’il n’est pas connu en France, est une icône dans son pays, battant allégrement Stephen King ou Micheal Crichton en terme de ventes. La saga du Sorceleur n’est donc point une commande mais une œuvre véritable qui, outre les jeux vidéo, a même fait l’objet d’un film, mais malheureusement lui aussi Polonais.
Je dis « Malheureusement », parce qu’à en voir la bande annonce sur Youtube (http://youtu.be/yyaPYkxlCaI), on est plus proche de Beowulf avec Christophe Lambert que du dernier Michael Bay (quoiqu’à mes yeux les réalisations de Michael Bay sont des également des daubes, avec juste plus, beaucoup plus, de moyens).

Le film original

Geralt de Riv dans le film The Witcher
 
Christophe Lambert dans Beowulf

Le dernier Michael Bay (mais si, regardez bien on voit Iron Man et Captain America entre la carotte et le jarret)
La saga du Sorceleur comprend à ce jour 7 tomes. A l’origine cette saga a été publiée par Bragelonne, ce qui veut dire en grand format et pour environ 23€ l’opus. Les éditions Milady (label de Bragelonne) ont opérée une ré édition en format poche, avec des couvertures au design tirés des cinématiques du jeu, et en en modifiant l’ordre d’édition. Quoi ? Outrage crieront les puristes de la première heure. Oui et non. Chez Milady ils ont juste pris le parti de renuméroter la série en faisant des tomes 1 et 2 des recueils de nouvelles se déroulant avant la saga elle-même, mais parues après.

Je viens donc de finir le premier des deux, le tome 1 : « Le dernier vœu ».

 
Edition Milady

Edition Bragelonne

Edition anniversaire Bragelonne - Intégrale des deux premiers tomes à 10euros

 
Geralt de Riv est un Sorceleur, un chasseur de monstres, un mutant, être humain génétiquement modifié pour être plus résistant et plus fort, plus apte à remplir sa mission. Evoluant dans un monde med-fan, luttant pour maintenir sa place et l’intérêt de sa caste en voie de disparition dans un monde où les magiciens et les ordres de chevaleries prennent le pas , Geralt, de Riv doit faire face aux intrigues des cours et manigances des envieux dans l’accomplissement de ses missions. Désiré pour ses capacités et traité avec mépris une fois la tâche accomplie, la vie de notre héros est une errance vagabonde et solitaire.
Albinos aux cheveux blancs, solitaire au destin triste en quête de son humanité perdue, l’analogie avec Elric de Melnibonnée semble toute faite. Pourtant, loin du style trop souvent ampoulé de Mickael Moorcock, l’auteur nous distille des aventures plus dans la veine littéraire de celles du Conan de Howard (avant de que Lyon Sprague de Camp ne vienne massacrer son travail). Des nouvelles de taille moyenne mais avec des scénarii assez originaux (mais pas toujours certes) où l’auteur se plaît à tromper les stéréotypes des personnages, et où rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.

De la profondeur tant dans les scénarios que dans les personnages, une fraicheur de ton, de l’humour, de l’ironie et du sexe, la saga du Sorceleur a tout pour ravir, et c’est avec énormément de plaisir que j’ai bouclé ce premier tome pour enchainer illico avec le second.

Pour couronner le tout, ayant enfin changé mon portable au profit d’une configuration gamer, c’est avec autant de plaisir que je pratique une immersion totale en vivant, visuellement cette fois et en 3D, les aventures de Geralt sur The Witcher 1, avant, là aussi, d’enchainer sur le 2.

Dans Witcher 2 il y a du romantisme...

... mais pas que

Optez pour la version Enhanced de Witcher 1, avec son redesign de persos

Geralt de Riv dans The Witcher 1

The Witcher 1
The Witcher 2

The Witcher 2

2 commentaires:

  1. La sorcière su placard aux balais !! J'ai tous les contes de la rue Broca !!! ^^

    Merci pour ce petit retour en arrière dans notre lointaine enfance (snif).

    Je ne pourrais pas m'étendre davantage sur le sujet traité ici car je ne connaissais absolument pas l'oeuvre en question. Par contre, après lecture, ça m'a donné envie d'aller me bouquiner tout ça ^^.

    A bientôt

    Morikun

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  2. Bien vu pour la référence, haaa que de souvenirs en effet ! Pour ce qui est des bouquins, les premières nouvelles ont u petit gout de déjà vu mais on s'y laisse vite prendre et ça ne fait que devenir de mieux en mieux.

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