Gens qui se baladent

jeudi 11 avril 2013

Sergeant Deathwing Vengeance Noire

Je pense avoir eu raison de continuer ma lancée en passant directement au sergent de cette escouade de la Deathwing.

En effet, comme je l'indiquais dans un précédent post j'ai opéré une petite modification de la figurine en coupant ses ailettes dorsales que je trouvais très moches pour les remplacer par la bannière de compagnie.

Figurine originale

Après conversion
 Or, comme je m'en doutais, la peinture de la bannière m'a bien pris autant de temps que celle du sergent lui-même.

Je reconnais ne pas m'être trop investi non plus dans le détail, visant niveau tabletop correct et non l'exposition. Je m'aperçois même avoir oublié le pendentif à l'arrière de l'épaulette droite.

Il ne reste plus qu'à brosser le soclage, et reprendre quelques petits débordements sur la bannière.
 Sinon, là encore, le comparatif avec son homologue des années 90/2000 est plus que parlant.





 
 


mercredi 10 avril 2013

Faut-il tuer Games Workshop ?

En préambule à ce nouveau post, il est nécessaire de lire le post initial de Morikun sur son blog, puisque le mien n'est en fait que le commentaire que je souhaitais poster en réponse à son article.

Cliquez ici pour lire l'article initial sur le temple de Morikun



La politique de Games Workshop a toujours été un sujet de polémique. D’aussi loin que je me souvienne (et pour cela il n’y a qu’à lire les WD des années 80’), il y a toujours eu des gens pour arguer du sempiternel « c’était mieux avant » et d’autres pour répondre de façon plus populiste « personne ne te met un couteau sous la gorge / un pistolet sur la tempe en te forçant à acheter. » (dans les deux cas on frôle le point Goodwin)

J’ai découvert GW en achetant le White Dwarf français N°04, croyant y trouver des infos sur Warhammer le jeu de rôle. Quelques semaines plus tard je mettais les pieds dans mon premier magasin Games Workshop, en Angleterre, et découvrait par là même un monde merveilleux pour le rôliste, maquettiste, peintre de figurines 1/72ème amateur que j’étais du haut de mes 15 ans.

Le white dwarf coutait déjà très cher à l’époque pour une revue bimensuelle (30 Francs – 4.57 €) car dénuée de toute publicité pour d’autres produits, mais s’il paraissait aussi intéressant c’est parce qu’il était l’unique moyen de communication et d’information (et souvent d’acheter via la correspondance) de GW. Avec l’apparition d’Internet, puis la popularisation du haut débit (512/1024 K j’entends), il est devenu de plus en plus inutile, pour ne plus être, à ce jour, qu’un catalogue de nouveautés sans plus aucun intérêt au regard de son prix.

La clientèle GW était, à mes débuts dans cet univers,  constituée de ce qu’on pourrait appeler, déjà à l’époque, de vieux baroudeurs, figurinistes ou rolistes entre 25 et 40 ans, on y trouvait peu d’ado et pas de gamins. Il faut dire que déjà les prix étaient très élevés surtout au regard du conditionnement : 60 Francs (10.50 €) une boite de 10 guerriers plastiques monoblocs identiques, 60 Francs un cavalier, de même pour 3 ou 4 gobelins métal (construire une armée d’orques et gobelins décente relevait du domaine du possible seulement pour J. Cahuzac ou L. Betancourt), 90 Francs (13.70 €) une baliste ou un personnage spé piéton, 90 Francs un état major d’infanterie ; se constituer une armée composée de ce qu’on trouve aujourd’hui dans deux bataillons et 3 boîtes relevait du rêve et du fantasme ; il n’y a qu’à voir les compositions d’armées dans les rapports de bataille des premiers WD français, qui me paraissait à l’époque gigantesque et aujourd’hui minusculement risibles. Je crois me souvenir que la première boite révolutionnaire à mes yeux était celle des guerriers du chaos plastiques, où l’on avait pour 135 Francs un régiment complet de 20 guerriers avec état major.
Ainsi, si certaines figurines sont aujourd’hui particulièrement onéreuses, voire affichent des prix grotesques (comme les fameux 80 € pour les 5 cavaliers morts vivants), la constitution d’armées respectables en taille et visuellement magnifiques a été progressivement possible sur ces 15 dernières années grâce à de grosses évolutions de la part de GW dans le développement et le conditionnement de ses produits. 

En outre, il faut bien avoir conscience qu’à l’époque il n’existait pas de club, ni de grands cercles de joueurs ou de tournoi, et que pour jouer il fallait très souvent convertir un ami et donc investir dans deux armées ! (non, contrairement à « L’ile de sang » ou « Vengeance noire » aujourd’hui, ce n’était pas avec 20 lanciers HE, 20 lanciers  et 20 archers gobelins ou 10 space marines et 20 orcs que vous pouviez réellement jouer et initier quelqu’un aux jeux GW).  Le cout pour l’époque était réellement monstrueux.

Je dirai donc que, sur ce point, GW a atteint un niveau bien au-delà des espérances des joueurs d’il y a 15/20 ans.

Pour ce qui est du Finecast, il est clair que les premiers tirages sont loin d’être une réussite. On a l’impression de se trouver dans le pendant de l’époque du métal blanc premier alliage, dont les figurines avaient perdu toute finesse du détail et étaient devenues impossibles à convertir du fait de la dureté de la matière.

Le développement de GW l’a amené à grossir ou mourir, et pour grossir il faut étendre sa clientèle au maximum. Alors GW s’est sorti de son carcan de hobby underground pour toucher le client très jeune, et ce fut l’apparition des Kevins. Mais attention, on a tous eu 12 ans et on a tous été insupportable en voulant entrer à un moment ou l’autre dans le cercle de plus grands pour faire comme eux. Je dirai donc que le comportement des kevins est plus ou moins normal, sauf que plus on vieillit, plus il nous agace, peut être parce qu’on a envie nous aussi de ne pas se voir coller une image de nerd/geek au hobby d’asocial, comme en on pâtit les rôlistes dans les années 90’, et que les kevins nous donne l’impression de ruiner tous nos efforts au risque que les autres nous assimilent à cette catégories de personnes.
Le kevin ne va faire que suivre le chemin que nous avons-nous-mêmes le plus souvent  suivi, s’investir a fonds dans le hobby, le laisser tomber quelques temps en s’en moquant (notamment à l’âge des premières relations avec l’autre sexe), y revenir petit à petit et le réintégrer d’une autre façon dans sa vie en regardant avec mépris la génération suivante qui ne manquera pas, tel un grouillot de snotling, d’avoir pris sa place autour de la table de jeu du centre hobby local.

Le centre hobby. Ce terme est, je trouve, à la fois ridicule et magique.  Car quand on est ado, qui ne rêve pas de voir un magasin entièrement consacré à sa passion, avec des efforts déployés dans les moindres détails pour une totale immersion ? Ridicule parce que nous sommes aujourd’hui des adultes et qu’au final cette passion pour les jeux de figs fantastiques et autres reste, et restera encore longtemps, du domaine du jouet et non du jeu, et donc avec l’étiquette d’une certaine immaturité au regard de notre culture gauloise. Après, ce qu’on trouve dans le centre hobby est effectivement très cher pour ce que c’est, notamment les accessoires de maquetiste. Un pot de colle à figs de très bonne qualité (et qui peut vous durer des années) dans un magasin de maquetiste vous coutera moitié moins que celui de chez GW (de moindre contenance et parfois même déjà sec [et donc inutilisable] dès l’achat), de même pour les perceuses à mains, pyroscie, et autre. Pour ce qui est de la peinture je ne pense pas que la qualité soit à remettre en cause, bien au contraire. De tous les peintres pro ou semi-pro que j’ai rencontré, aucun ne se sert pas abondamment de cette gamme (l’autre référence en la matière  étant Prince August). La gamme s’est en outre considérablement agrandie dernièrement avec une collection couvrant toute les nuances et mêmes la peinture texturée ! En revanche, il est effectif que certains conditionnements (dont la contenance ne cesse de décroître) ne valaient pas les précédents. J’en veux pour preuve de posséder et me servir encore de quelques un des pots acquis en Angleterre en 1993, là où d’autres, bien plus récents, m’ont lâchés au bout de quelques mois/années de service. Mais je pense que ce que l’on paye avant tout, c’est la disponibilité concomitante au reste de nos articles, pas besoin de s’éparpiller, on achète tout au même endroit et on est sur que ce sont les produits qui correspondent. C’est un choix, qui peut se critiquer sur le plan financier pour l’acheteur lambda, mais qui se justifie pleinement en une qualité de service à la personne.

J’ai pour ma part été « victime » d’un comportement pour le moins « border line » de la part du staff de mon centre hobby :
 Sur un célèbre forum dédié aux jeux GWn, j’écris un post en demandant si mon magasin local est encore ouvert parce que chaque fois que je passe devant c’est toujours fermé. Un gars me répond deux post plus bas en me donnant les horaires d’ouverture dudit magasin, je l’en remercie en indiquant qu’en effet avec des horaires aussi  bizarres (ouverts des fois mais pas toujours entre midi et deux, ouverture certains matin à 9h d’autres à 10 ou 11) je joue de malchance tout simplement, mais que de toute façon je préfère aller chez mon revendeur (qui a malheureusement fermé depuis). Sur ce je reçois une volée de MP (que je n’ai malheureusement pas gardé à l’époque) d’un gars qui se prétend le pote du gérant du magasin GW local et qui commence à me pourrir parce que je critique GW et l’équipe du magasin. J’essaie de développer sur une discussion adulte expliquant que je préfère, pour ma part, mon revendeur que je connais bien et depuis plus de 10 ans, et qui sait m’éclairer et me conseiller sur mes achats potentiels plutôt qu’un magasin bondé de gamins braillards [les fameux Kevins] et de vendeurs qui te harcèlent pour te fourguer les nouveautés alors que tu n’en a rien à cirer, s’adressant à toi comme à gamin de 12 ans ou à un attardé mental. Peine perdue, je suis considéré comme un blaireau et je clos la discussion. Soit. 

Quelques semaines plus tard une vente de fig au poids est organisée audit magasin auquel je me rends donc. Je fais mes emplettes et remplit un bon de participation pour tenter de gagner une figurine du nain blanc peinte par l’équipe, sur lequel je porte mon numéro de téléphone et mon adresse mail demandée dont le préfixe est le même que mon pseudo sur ledit forum. L’après midi même, je reçois un appel sur mon portable du magasin GW, qui me rend tout heureux parce que je me dis que j’ai gagné la fig ! Que nenni, c’est le gérant du magasin qui utilisait son fichier client pour faire le rapprochement avec mes posts sur le forum et qui commence à me pourrir et à me menacer comme quoi je faisais de la diffamation, me demandant de lui rapporter un constat d’Huissier de Justice qui indique que le magasin est fermé lors des heures d’ouverture comme je le prétendais apparemment sur le forum.
Je dis bien « apparemment » parce que le monsieur m’avoue ne pas avoir lu les posts en question, seulement que le contenu lui en a été rapporté par le membre que j’avais eu en discussion en MP ! J’ai vite calmé le monsieur dans ses ardeurs, mais j’ai trouvé le procédé profondément scandaleux.  Celui-ci m’a déclaré que si j’avais une dent contre l’ancien staff de la boutique je n’avais pas à la reporter sur la nouvelle équipe en cherchant à la discréditer sur un forum comme le warfo (ha zut j’ai donné le nom du forum, oups). Comme si je pouvais avoir une dent contre l’ancienne équipe dont le responsable était parti en me filant dans un carton toute son armée HE parce qu’il ne la jouait plus et qu’il avait pris plaisir à m’affronter lors d’un tournoi !

Depuis, l’équipe de ce magasin a encore changé, et le nouveau responsable est lui très sympathique, je prends même plaisir à discuter avec lui quand il me demande ce que je peints en ce moment, pour lui répondre « du EDEN surtout » et non une des armées GW, ou pour lui répondre, avec arguments à l’appui que non, James Swallow n’est pas un bon auteur, et encore moins Gav Thorpe, que leurs romans sont des bouses, quand il cherche à me fourguer leurs dernières déjections. Je crois qu’il le sait, et que c’est pour ça qu’on en discute en rigolant.

Bref, entre deux politiques, celle d’infantiliser sa communication pour ratisser plus large et celle de se maintenir à un pseudo sérieux du genre « nous on fait des trucs de grands », voire l’entretien d’un cadre exclusif réservé aux plus vieux, GW a choisit l’investissement à long terme sur sa clientèle en privilégiant la première politique. Après tout, y a pas besoin de s’attacher à convaincre et draguer les anciens, s’ils viennent c’est qu’ils ont déjà été ferrés dans le hobby en leur temps, le travail est donc déjà fait de ce coté là. Après, y a l’option des revendeurs et boutiques spécialisées non franchisées centre hobby.  Plus ou moins de références (non pas que les centres hobby soient d’ailleurs mieux achalander pour certains !), souvent une petite réduc fidélité de 10% environ, mais qui ont souffert eux aussi de l’apparition d’internet, des grands congloméras genre Fnac et autres, limitant leurs champs de développement et de diversifications, ainsi que leurs marges tarifaires, sans compter les charges de fonctionnement à assumer, loyer et cotisations sociales en tête.

En outre, la politique de GW a l’égard de ces détaillants a souvent été plus que critiquable (livraison des nouveautés en décalage des centres hobby pour rabattre la clientèle, limitation du nombre de produits à commander, et c…ce qui a d’ailleurs fait l’objet d’un enquête par la DGCCRF).

Avec la disparition, ou du moins la raréfaction, de cette concurrence locale les centres hobby n’ont donc plus à se soucier d’offres commerciales à faire pour attirer le client, gardant le monopole de la vente au comptant. Là encore en la matière la politique de GW a été l’objet de vives critiques ; Feu le magasine Backstab avait même publié des extraits du guide UK de management et de gestion de GW  à l’attention des gérants (où l’on apprenait que les aides bénévoles lors des manifestations n’avaient droit à aucune réduction ni blister gratuit, qu’elles n’étaient que des mercenaires et non des fils de souche de la boite, que l’on devait porter son polo rouge (ou noir) avec fierté celui-ci étant un signe ostentatoire de la supériorité de son porteur sur la masse, ou encore que les vils copieurs de leurs œuvres ne méritaient que la mort !)

GW est-il le mieux placé pour dénoncer les copieurs ? Surement non puisque quasiment toutes leurs créations sont des réhabilitations de créations existantes. Cela peut s’expliquer certainement par le fait qu’au départ les noms et thèmes relevaient plus du délire entre potes dans un milieu underground, et c’est même souvent assez amusant pour qui sait lire entre les lignes ou a assez de culture pour le relever (Caliban, Prospero, Lion El Johnson, Lars Ul-Ric, et c…) ; amusant et productif quand il s’agit de développer quelque chose d’existant pour l’amener au-delà de son domaine initial, ou faire des clins d’œil à des références incontournables (Règle « I’ll be back » lors de la première apparition des Necrons). Là où GW ferait mieux de la mettre en veilleuse c’est quand il pousse le bouchon à publier des articles appelant à la délation de contrefacteurs, à vouloir déposer des brevets sur des lieux/noms/thèmes qu’ils n’ont pas crées, ou quand il en appelle a la mort des copieurs….

La disparition du GD ne m’affecte pas personnellement. Je n’y suis jamais allé, je n’en ai jamais eu envie, trop cher pour ce que c’était à la base, même si je veux bien reconnaître que l’expérience devait être intéressante à vivre. Je pense que cette disparition est plutôt un symptôme ou une conséquence de la crise économique qui touche tout le monde, la boite réduit ses couts pour ne plus avoir de dépenses grandiloquentes en événementiels qui ne lui rapporte pas ou peu. Pour ce qui est des prix qui étaient pratiqués sur place (disparition d’offres d’achats groupés, etc…), je ne jetterai pas la pierre à seul GW car de tous les différents types de salon ou conventions que j’ai pu fréquenter ces dernières années, je n’ai pu que constater des prix sur place profondément inintéressants, généralement bien plus élevés que ce que l’on peut trouver sur le net et au mieux identique à celui en boutique. De moins en moins de stands proposant d’éditions limitées/spéciales ou produits plus durs à trouver (et à des prix raisonnables), mes achats sur place dans ce types de salon sont devenus quasiment inexistants.

Alors dire NOOOOOOOOON, à GW c’est facile et pas facile à la fois. Je ne partirai pas dans un chapitre supplémentaire sur la qualité (bonne ou mauvaise) de leurs univers et de leurs supports, mais je constate que ce qui pousse les vieux briscards à avoir ce comportement vis-à-vis de GW y sont poussés par plusieurs facteurs dont la politique de GW n’est pas forcément la raison mais plutôt la justification donnée.

L’un des arguments est que d’autres marques maintenant font tout aussi bien (ou à peu près) pour moins cher et avec plus d’originalité. Les jeux qui ont alors les faveurs sont bien souvent tous des jeux d’escarmouches et non plus de combat de masse. Mais je pense qu’avec l’âge on se dirige plus vers le jeu d’escarmouche parce qu’il prend moins de place sur la table du salon, entre le baby cosy et le sac à main de madame, qu’il met moins de temps à être préparé niveau figurine quand on sort du taf, etc… L’âge et les contraintes/plaisirs de la vie aidant, le jeu d’escarmouche devient une alternative réussie au jeu de combat de masse qui finit par demander beaucoup (trop ?) d’investissement pour le joueur au planning familial et professionnel déjà bien chargé.

« Les figurines sont trop chères, je n’en prendrai plus, ou seulement une de temps en temps pour le plaisir de les peindre. » C’est le second argument de masse je dirais. Mais si on en vient à cette conclusion c’est souvent pour deux raisons : on joue moins, ou plus avec les mêmes jeux, donc la frénésie de l’achat compulsif de la moindre nouveauté n’a plus lieu d’être ; on a déjà des armées conséquentes et des tas et des tas de figs sur nos étagères qui attendent un coup de pinceau / de colle qui ne viendra pour beaucoup peut être jamais.

Pour ma part je crois que je rentre dans ces deux cas de figure, je n’ai pas eu l’occasion de jouer à Warhammer depuis maintenant un bon moment, je n’ai jamais joué à Warhammer 40K, mais je prends plaisir à me monter des armées de ces jeux ou à continuer celles que j’ai, pour le plaisir, pour le fun, pour l’un de ces multiples aspects qu’offre le Hobby.
Ainsi, si je comprends les sentiments de rejet que l’on peut avoir pour GW, je ne leur jetterai finalement pas la pierre. Je pense que la société a beaucoup évolué depuis que je l’ai connu, avec des changements qui m’ont ravi, d’autres moins, mais elle a au moins le mérite de satisfaire aux mieux ses clients sur un panel d’acheteurs très différents les un des autres.

Je la remercie d’avoir été mon phare dans le domaine du jeux de figurines fantastiques pendant des années, de m’avoir permis de lâcher les amarres pour voguer sur de nouvelles mers, et je suis content, quand je reviens, que le phare soit toujours allumé.



mardi 9 avril 2013

A l'aventure compagnon !



Mon dernier déplacement professionnel sur Paris aura au moins eu cet avantage de me permettre de prendre un peu d’avance en matière de lecture (5H de TGV faut bien s’occuper).

J’ai donc vite plié le tome 4 des aventures du Donjon de Naheulbeuk « L’orbe de Xaraz » :


Après les incidents, pour ne pas dire les catastrophes de l'affaire de la Couette de l'Oubli, les aventuriers les moins doués de la terre de Fangh pensaient pouvoir souffler un peu. Mais les dés du destin ont encore affiché un échec critique sur l'avenir de la pauvre compagnie, qui se retrouve une fois de plus plongée dans les ennuis jusqu'au cou... et ce de manière très grave. Car l'un des membres du groupe s'en sort quand même un peu mort. Les survivants se décident à tenter un très onéreux rituel de résurrection, surtout motivés par le niveau qu'ils pourraient y gagner. Les voilà donc en route pour Waldorg, cité des plus grands magiciens... et aussi théâtre d'un effroyable complot auquel il ne manque qu'un bouc émissaire ! Qui la fatalité pourrait-elle bien pointer du doigt ? Mystère, mystère. Et comme si cela ne suffisait pas, un ancien sorcier collectionneur de statuettes prépare sa vengeance... 

A ma grande, et heureuse, surprise j’ai été bien plus captivé par cette aventure que par la précédente. Là où « La couette de l’oubli » semblait un peu partir dans tous les sens sans arriver à maintenir une certaine cohérence, « L’orbe de Xaraz » présente une aventure plus traditionnelle et plus amusante, moins bardée de références pastiches et plus centrée sur les relations entre nos protagonistes, véritable équipe de bras cassés.

Un agréable moment qui pour le coup m’a donné envie de vite lire la suite, en regrettant déjà que les aventures de la troupe se termine si vite.

La chronique du tome XX de l’Hérésie d’Horus « Les Primarques » devrait, elle non plus, plus trop tarder vu que le bouquin est déjà fort entamé.

mercredi 3 avril 2013

Reprise des cours



J’ai failli tenir pendant presque 3 mois. Trois mois sans acheter de figurines alors que mes tiroirs et étagères sont déjà fort encombrés de petits garnements n’attendant que mes coups de pinceaux.

Et pourtant l’autre jour j’ai craqué. Me rendant au magasin GW pour prendre les dernières sorties de la Black Library, je me suis fait embrigader comme un bleu par un vendeur sympathique qui a réussi à me faire fourguer la boite de commandement/chevaliers de la Deathwing sur laquelle je bavais avec envie depuis un moment.

 Toutefois, je suis resté fidèle, de façon relative certes, à mes engagements à ce niveau, et j’ai donc préalablement ressorti ma boite Vengeance Noire avant de toucher à cette nouvelle acquisition.

C’est donc parti pour le montage et la peinture de l’escouade Deathwing de la boite de base. J’ai été agréablement surpris de la qualité de montage de ces figurines, qui n’ont nullement besoin de colle pour s’assembler, et sur lesquelles il y a peu à ébarber.
J’ai sous couché l’ensemble en blanc, avant d’y appliquer une généreuse couche de lavis sépia afin d'obtenir ma base de travail.


 
 J’ai effectuée deux petites modifications sur les figurines. Pour le sergent de l’escouade tout d’abord, j’ai coupé ces horribles ailettes gauloises pour fixer en dos la bannière de compagnie (prise de la boite de commandement de la deathwing nouvellement acquise), quant à l’un des terminators présent en doublon dans la boîte, je lui ai adjoint un lance  missile cyclone (également fourni dans la boîte de commandement).
 


La première termite est finie. Reste encore 4, puis viendra le tour des chevaliers.




  
Ce nouveau terminator avec arme lourde vient donc remplacer l'ancien, un peu moins glamour je dois bien l'avouer (mais seuil de référence convenable de mes progrès en peinture) :

1998
2013

1998
2013

mardi 2 avril 2013

Welcome to Zombieland

Ça y est ! Le kickstarter de Zombicide saison 2 est terminé, et ce fut un groooos succès avec une récolte de fonds de pas moins de 2.255.08 $.

En voici le récap :


Vivement la livraison !!!!

Et ils ne connaitront pas la peur

Cela fait du bien de renouer avec Dan Abnett, plaisir démultiplié quand on le dernier tome lu était "écrit" par Gavin Thorpe.
Je ne sais pas si c'est le talen d'Abnett qui fait encore plus ressortir la nullité de Thorpe ou si c'est l'inverse, mais le fait est que j'ai passé un bon moment avec ce nouveau tome de l'Hérésy d'Horus : La bataille de Calth.


Ignorant de la trahison de son frère, Roboute Guilliman obéit aux ordres cryptiques du Maître de Guerre et retourne vers Ultramar afin de rassembler sa légion et d’affronter les orks massés près du système de Veridian. Sans crier gare, leurs alliés supposés de la légion des Word Bearers lancent une attaque dévastatrice sur Calth, dispersant la flotte Ultramarine et massacrant tous ceux qui se dressent contre eux. Ces actions confirment le pire scénario que Guilliman puisse imaginer : Lorgar cherche à mettre un terme leur ancienne querelle de façon définitive. À l’heure où les traîtres invoquent d’immondes hordes démoniaques et font appel aux forces du Chaos, les Ultramarines sont entraînés dans une lutte amère et meurtrière dont aucun des deux camps ne peut sortir vainqueur.

Ce bouquin m'a fait voir les Ultramarines, ainsi que leur Primarque, le grand Roboute Guilliman, sous un jour différent, moins prétentieux et élèves modèles qu'ils n'y paraissent. J'ai toujours perçu Roboute comme un Primarque austère, plus encore que Rogal Dorn, en sa qualité de référence absolue dans la gestion et la codification martiale. Après tout, n'est-il pas l'auteur principal du Codex Astartes post heresy ?
Pourtant, ici Roboute est un Primarque, je ne dirai pas sympathique, mais aussi accessible que Horus avant sa possession par le chaos pouvait l'être, avec ses forces et ses faiblesses, un coté moins grandiloquant que celui auquel on pouvait s'attendre, à l'écoute de ses hommes et parfois même un peu naïf.

Le récit de l'attaque se déroule selon un compteur, à rebours et à débours, avec pour point de départ la première risposte Ultramarine à l'encontre des World Bearers. Un fait m'a cependant troublé dans ce récit (s'agit'il d'une incophérence chronologique/scénaristique ?) c'est que les Ultramarines ignorent tout des évenements d'Istvaan III et V. Depuis Istvaan III, l'Eiseinstein a quand même informé l'Empereur de la trahison d'Horus, celui-ci a dépêché 5 légions pour mater la rebellion, Isvaan V a été un massacre, la Raven Guard (du moins ce qu'il en reste) a eu le temps de revenir sur Terra, où elle a pu constater que la défense du palais Impérial avait bien progressé sous l'égide de Rogal Dorn et de ses Imperial Fist (d'ailleurs je me demande toujours pourquoi Hoirus n'a pas procédé à un exterminatus sur Terra avec un bon bombardement viral et nucléaire orbital préalable ?!).......et pendant tout ce temps Roboute Guilliman, Seigneur des 500 mondes d'Ultramar, Primarque de la plus grande des Légion n'est au courant de rien ???

Encore un coup des tempetes Warp me dira-t-on.


Pour le reste c'est une grosse course contre la montre pour tenter de reprendre le dessus sur l'attaque massive des WB qui vise à l’extermination de la XIIIème Légion, au travers des yeux de nombreux personnages, Astartes bien évidemment mais également garde impériaux, et magos du Mechanicum.  J'ai également bien apprécié le fait rappelé par l’auteur que le gros des troupes du chaos est souvent constitué de cultistes, et non forcément d'Astartes, organisés de façon ritualistes et tentaculaires, et représentant le gros de la menace intérieure qui ronge et rongera pour les millénaires à venir le coeur de l'Imperium. On retrouve même dans ce livre l'un des personnages amenés par  l'auteur dans l'un de ses précédents opus (Legion), même si c'est dans un rôle extremement mineur et dont la finalité ne nous est pas encore dévoilée.

Beaucoup de combats, beaucoup de fuites, beaucoup de désillusions et de morts coté Ultramarine, mais si ces derniers ne connaitront pas une victoire (ou du moins une victoire trèèèèès relative), ils ne connaitront pas la peur !