Gens qui se baladent

lundi 18 mars 2013

Un week end patachon !



Ce week-end a été particulièrement productif, ayant fourgué le petit à mes beaux parents, nous avons renoués, madame et moi, avec notre vie pré parentale : Fast food, pizzas, levé à 12h30, jeux vidéos et visionnage de films entre autre.

Prometheus : 


Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, n’en ayant pas eu l’occasion lors de sa sortie cinéma.

Prometheus c’est la prequelle d’Alien (prononcer Prékouel’ pour faire comme ceux dans le mouv’).

En 2093 un vaisseau spatial, le Prometheus, apprêté par un milliardaire part à la rencontre de ceux que des savants ont découvert être nos géniteurs. Sur cette planète inhabitée ils vont trouver un vaisseau E.T. abandonné dont l’équipage tentait de survivre à une avarie.
SPOILERS : L’équipage de ce vaisseau a en effet été décimé par une sorte d’arme virale de destruction massive qu’il avait crée pour anéantir l’espèce humaine. Cette arme est une sorte de fluide noirâtre évolutif qui, par mutations successives, finira par devenir les aliens que nous connaissons.

Ce film est réalisé par Ridley Scott, lui-même créateur de la saga Alien, et ce dernier ne pourra donc pas se cacher derrière le nom d’un tiers réalisateur qui aurait dévoyé son œuvre, non non, le môssieur a fait ça lui même tout seul comme un grand. Ne sommes nous pas mieux servi que par nous a même après tout ?

Le mec qui sert a rien (qui va donc mourir), le black de service (qui va donc mourir), la bonasse qui sert à rien (qui va donc mourir), l'android coquin (qui va donc finri en morceaux), la lara croft SF (increvable)
 Les décors sont beaux, les effets spéciaux aussi, et le rythme de départ assez lent, de façon à bien faire monter l’ambiance. Et puis ça devient grossier. Grossier dans le genre je ne vous épargnerai aucun cliché, que ce soit sur les personnages, leurs découvertes et les rebondissements. Ça devient vite invraisemblable (notamment l’endurance surhumaine de Naomi Rapace à faire du triathlon après une césarienne sans anesthésie, les comportements émotionnels irréalistes et hollywoodiens des gentils qui se sacrifient le sourire aux lèvres parce que c’est cool, etc …).
Les aliens, notamment le calamar dont a accouché Naomi Rapace sont vulgaires, grosses bestioles de série Z plus empruntes d’un Cthulu ou d’un plat de lasagnes Findus que de vrais monstres.

Et puis les clins d’œil bien appuyés pour montrer le : « regardez, vous avez vu, on a fait comme dans le premier Alien, on a bien tout remis comme il faut ! », ça manque cruellement de subtilité, comme le cinéma junk movie que ne sait plus que produire Hollywood.

Bref, déception.

Le monde de Oz :

La dernière production Disney est, là encore une prékouel’, cette fois à l’histoire du Magicien d’Oz.


Oscar machin chose, dit OZ, est un magicien prestidigitateur de foire ambulante, vénal et égoïste, mais bon garçon dans le fond. Fuyant en ballon un mari trop jaloux lors d’une halte au Kansas, il se retrouve pris dans une tornade et atterri dans le monde de Oz. Là, il est accueilli par l’une des sorcières cardinales qui lui apprend que le monde de Oz attend un magicien du même nom qui viendra les libérer de l’emprise de la « méchante sorcière ». Héros qui se révèlera à lui-même au fur et à mesure de sa quête, Oz est un personnage attachant auquel se lient des compagnons pas trop agaçants (pour une fois), qui finira par libérer le pays, tout cela non sans dommages collatéraux.

Je dois reconnaître que j’ai bien aimé ce film, dont la plupart des défauts sont surtout liés au fait qu’il s’agit quand même d’un film pour enfants (ben oui, à un moment il a bien fallu récupérer le petiot et en faire quelque chose). La 3D n’apporte encore une fois pas grand-chose, sauf pour la première partie du film qui se déroule dans notre univers et en noir et blanc. Pour le reste, Mila Kunis ressemble à un petit cochon américain dans la veine des Britney Spears et autres produits Disney, ce qui permet au passage de mettre en valeur Rachel Weiz (toujours aussi belle) et Michelle Williams.
 
- C'est un rouleau de Mentos que je sens là Monsieur le magicien ? - Nooon, ça être grosse baguette magique !
"Bonjour, je m'appelle Théodora et je suis une méchante sorcière"
- Si toi vouloir trésor, toi devoir niquer socière - Okayyyyyyy, no soucy !
 L’univers visuel de Oz est magnifique, et l’ensemble donne envie de revoir le film original narrant les aventures de Dorothy dans ce monde. Certaines scènes surprennent, d’autres font un peu peur et le film est plus pour 8-12 ans que les tout petits.

Tomb Raider :

Non je vous rassure, je ne vais pas vous parler du viol cinématographique qu’ont été les deux licences de TR avec Angélina Jolie (même si tout n’était pas à jeter dedans).
Il s’agit ici du nouveau jeu Tomb Raider, qui n’est pas une prékouel’, non, mais un ribout’ !
Donc ici on reprend le concept et le personnage et recommence depuis le début comme si le reste n’avait jamais existé. Alors, difficile de faire une chronique complète sur le jeu puisque nous n’en avons tombé qu’à peine un peu plus de la moitié dans le WE, mais le ton et le sentiment général sont déjà là.


Coté scénario : Lara voyage à bords d’un cargo à la recherche d’un ancien empire chinois, assistant un archéologue de renom. Les vestiges de cet empire, elle en est sure, se trouvent dans l’archipel du Dragon, sorte de triangle des Bermudes, et dans lequel le cargo s’échoue suite à une violente tempête. Et là, c’est le drame. Loin des pyramides en Lego, l’ambiance est un subtil mélange de Lost et de massacre à la tronçonneuse. Quelques minutes de jeu permettent de comprendre pourquoi celui-ci est déconseillé au moins de 18 ans.

Les prémenstruels, c'est mortel

Coté visuel : ce jeu est magnifique. Les décors sont superbes et magnifiquement bien gérés par les caméras, le character design de Lara est époustouflant dans sa variété de pose et son adaptation à chaque environnement. Définie avec beaucoup de réalisme (avec certes toujours forte poitrine) Lara est plus belle comme jamais.



Coté game concept : Le jeu s’est profondément inspiré des ténors du moment, comme Uncharted et Red Dead Redemption, les aventures de Lara sont désormais une fresque cinématographique, parfois à grand spectacle, parfois bien plus glauque et oppressante. L’absence d’interface sur l’écran de jeu permet une immersion totale et, chose que j’apprécie particulièrement, on n’est pas noyé dans une liste de commandes et combinaisons possibles (genre R2 + courir + L3 + carré pour le tir alternatif retourné en adrénaline et double visée) qui rendent le jeu lourdingue. Quelques QTE (quick time event) viennent parsemer les cinématiques, et il faudra être relativement rapide (bon, pas autant que dans Dragon’s Lair, mais plus que dans les derniers Final Fantasy) si vous ne voulez pas vous faire embrocher ou croquer la tête par un loup.

- Bouuuu, tout ce ménage à s'taper après l'after !

De même, plus la peine de faire des allers-retours à la résident evil pour trouver le volant qui permet d’ouvrir la colonne qui permet de trouver une clé qui permet d’ouvrir une porte qui permet d’actionner un levier,…. Ici l’action est logique et réaliste. Lara grimpe, rampe, saute, nage mais dans un décor réel (et non en Lego), et alterne scènes de réflexions, explorations et grimpettes avec scènes de combats (ces dernières moins gavantes que dans Uncharted). Bref un mélange parfaitement dosé qui ne nuit jamais au rythme et ne donne pas envie de s’arrêter de jouer.
- Allo chéri ? J'aurai un peu de retard pour le diner.

Cela faisait très très longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à jouer à Tomb Raider, depuis une certaine caverne avec des loups je crois bien….c’est dire.

Il n'y a pas que le vin qui se bonifie avec le temps




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