Gens qui se baladent

mercredi 31 octobre 2012

3615 DONJON



Un de plus de tombé, et je dois bien avouer que je suis peu pressé d’entamer la production suivante, surtout quant elle est signée Gavin Thorpe.

J’avais déjà amorcé la critique de ce 16ème bouquin de la saga de l’Hérésie d’Horus dans un précédent post, et je n’ai du coup pas grand-chose de plus à en dire.


Les premières nouvelles sont nulles, tant au niveau des scénarios que de l’écriture. « Le dernier commémorateur » rappelle la définition de ce qu’est une nouvelle, de même que celle sur le Thousand Son captif dont j'ai oublié le nom, et si on y ajoute la plus longue nouvelle du tome, à savoir celle sur l’affrontement entre deux factions d’Iron Warrior, l’une loyaliste l’autre hérétique, on peut dire que ça ramène le niveau du bouquin à un juste équilibre.

Bref pas de quoi se relever la nuit.

En même temps j’en ai profité pour lire ceci : Le donjon de Naheulbeuk : La couette de l’oubli.


Je ne reviendrai pas sur ce qu’est le donjon de Naheulbeuk, juste qu’il s’agit d’une saga MP3 datant des premiers beau jour d’internet (dans son accès grand public j’entends), saga parodique sur les mésaventures d’un groupe d’aventuriers archétypes des JDR med-fan et regorgeant de références à tout  les univers du genre.
Après une première saison hilarante, une seconde saison un peu lourdingue, la troisième débarque sous forme de roman raconté à la troisième personne.
Les personnages sont toujours aussi sympas et drolatiques, on appréciera notamment les débriefings cérébraux de chacun d’eux qui viennent entrecouper la narration pour nous en faire un résumé depuis leur point de vue avec leur ressenti personnel. Les meilleurs passages du livre assurément.
Oui, parce que pour le reste, on rigole en découvrant ou comprenant les références incessantes et autres jeux de mots rattachés, mais l’histoire en elle-même ne présente absolument aucun intérêt et la rédaction et le style ne prennent pas la peine de chercher à nous motiver pour lire la suite, ni même pour finir le bouquin.
Un condensé sous forme MP3 aurait finalement suffit.

Allez, je m’en vais finir mon premier tome de la saga de Gotrek & Félix pour la peine.

vendredi 19 octobre 2012

A MUSE, toi tout seul.

Il y a de cela environ 8 ans, quand je me suis remis à travailler mon instrument (je parle de ma basse bien sur), j'ai découvert sur un site du nom de Slappyto des lignes de basse très sympas d'un certain Chris Wolstenholme. Puis, quelques temps plus tard j'ai appris que ce Monsieur jouait dans un groupe du nom de MUSE.
A la sortie de "Black holes and revelation", Madame ayant apprécié le single, nous avons acheté l'album et sommes rentré de plein pied cette fois dans le monde de MUSE. Quand j'ai écouté pour la première fois l'album "Origin of symmetry", ce fut une sensation étrange que de me rendre compte que j'en connaissais tous les morceaux pour en avoir appris les lignes de basse par cœur quelques années auparavant.

Bon tout ça pour dire que je ne vais pas que dans des concerts de brother chevelus (qui eux le sont encore du moins...), et que mardi dernier j'étais à Montpellier pour aller voir le premier concert de la tournée européenne 2012-2013 de MUSE.

Ce n'était pas la première fois, Madame et moi même,que nous allions les voir en concert, mais lors de la précédente tournée (2009-2010), le concert était au Stade de France et j'ai carrément détesté la configuration. Pour faire simple, les places étaient attribuées (pas de placement libre donc) et le stade de france est bien trop grand et mal fichu pour les concerts. Du coup, étant placés en virage en fond de cour, nous ne voyions rien car trop loin, et le son était en décalage par rapport aux écrans vidéos. Grosse deception donc.

Il était donc temps de nous venger ! Après avoir acquis des places à un tarif d'usurier sur E-bay (J'avais zappé l'heure d'ouverture de la billeterie car j'étais ce jour là sur l'autoroute pour aller camper auau Hellfest) nous nous sommes donc rendu à l'Arena de Montpellier.

L'Arena est une sorte de Mini Bercy, pas mal fichu au final, avec une bonne structure et un bon son (même si j'ai trouvé que les fréquences aigus étaient trop importantes) ; les sièges sont doublés et confortables, il y a assez de place pour les jambe, les accès sont bien répartis et les boutiques de bouffes et boissons / marchandising disposées selon le même principe qu'à Bercy. En revanche une configuration de sortie des parking absolument lamentable.

Arrivé sur place vers 16h00, pas de soucis de stationnement, un beau monde qui faisait déjà la queue sur place. Ouverture des portes vers 17h30, on court et on se retrouve bien placé, en gradins flanc gauche, l'équivalent de nos places préférées à Bercy.

Le concert commence avec une première partie composée d'un trio, The Joy Formidable, dont la prestation, si elle ravi Madame, ne me fait que peu d'effet. Bon c'est pas trop non plus mon style de musique faut dire.

Allez, pause pipi / pause glouglou / pause miam-miam, et ça démarre ! 

Grosse scène avec couloir de circulation arrière en U évasé. Une pyramide d'écrans vidéos qui monte et descend, bandes vidéos en pied de scène et du couloir de fond, batterie en position centrale et petite avancée en pointe vers la fosse. Des lumières et lasers de partout, même sur les instruments.

Le trio démarre par un instrumental assez brouillon et trop long à mon goût, puis par une chanson qui manque un peu de pêche (en fait je dois être trop habitué à l'ambiance métal).  Puis, Chris Wolstehome s'avance seul avec sa basse vers la fosse et nous balance un hysteria qui met le feu à la foule !

Le public saura se déchainer sur les classiques, de façon ostentatoirement démonstrative je suppose pour ce type de musique.

Les morceaux s'enchainent, avec peu de communication de la part du groupe, au milieu des effets de lumières, alternant ambiance reposée et foule en délire.

Bon concert, bonne musique, bonne ambiance, une bonne soirée en somme.













jeudi 18 octobre 2012

Kérion nous fait sans cet album ?

Halala, ça me tire toujours une larme de l'oeil de commencer un post par un bon jeu de mot bien pourri !



Attendu par les fans avec une fébrile excitation, mais non sans une certaine appréhension, le troisième véritable album de KERION est enfin disponible depuis la fin du mois dernier.


Je ne fais que rarement de review d’album (d’ailleurs c’est la première sur ce blog), bien que  j’en ai pondu beaucoup, il y a de cela une bonne dizaine d’années, pour un site dont j’ai oublié le nom et qui n’existe plus depuis.
Pourquoi m’y remettre après tout ce temps ? Parce que KERION est l’un de mes chouchous de la scène métal actuelle et que je fais partie des fans qui attendaient cet album avec « une fébrile excitation mais non sans une certaine appréhension » (oui, je m’auto cite maintenant).

Le troisième album représente toujours une étape très importante chez un groupe car il est de facto celui par lequel ce denrier va dévoiler la maturation de sa direction musicale.

CloudRider, sobrement sous titré « Part.1 Road to skyCity » (je dis sobrement car il faut y regarder à deux fois sur la couv’ pour le voir) vient couper le cordon ombilical de KERION pour laisser le groupe faire ses premiers pas tout seul dnas le monde des grands. 
Exit la saga Staraxis qui nous était narrée (mais pas dans le bon ordre) par les albums précédent, et place à un nouveau décor avec une saga steam fantasy à la Stardust (Cliquez ici si vous ne connaissez pas ce sympathique film) 
Concept album alors ? Movie album, plutôt.

A titre liminaire je vais avouer que, malgré mon coté fan, la première écoute de cet album m’a étrangement laissé une mauvaise impression. En fait, j’ai ressenti la même impression que celle qui m’avait assaillie à l’écoute de « Symphony Of The Enchanted Land II » de Rhapsody, un brouillon technico-musical sans relief. Heureusement, l’expérience fait que j’ai redécouvert quelques années plus tard SOTEL II et que je l’ai trouvé fort bon (même si ce n’est pas mon préféré), et que j’en ai déduit (plus rapidement cette fois) que je devais analyser plus en profondeur cet album de KERION qui se présente tout bêtement comme bien plus complexe que les précédents.

Coté production, CR est effectivement plusieurs crans au dessus de ses prédécesseurs. Ca oui, la production est énôôôrme !
Que ce soit dans l’orchestration ou la maîtrise des chœurs, on est dans du lourd, dans du solide, KERION atteint une maîtrise qu’il ne possédait pas encore (Seiyar me dit que KERION aurait atteint le septième sens).
Cette maîtrise se ressent dans le jeu du groupe ; par exemple la batterie devient froide et puissante rappelant qu’on est avant tout sur un album de métal épique, mais de métal quand même, de façon à ne pas laisser le coté sympho-mélodique prendre le dessus pour aboutir à une soupe aseptisée. J’ai également apprécié le fait que les parties de batterie ne se contentent pas d’un duo double pédale / caisse claire répété en boucle mais fasse preuve d’inventivité. Les guitaristes sont toujours aussi efficaces (et même plus encore), gardant pour notre plus grand plaisir la couleur sonore particulière de certains accords et arrangements propres au groupe (et qui permettent d’identifier ce dernier d’une simple écoute). Le jeu est toujours aussi nerveux mais aussi sensiblement plus technique et recherché. Les lignes de basses sont travaillées et mélodiques à souhait, mais le mixage et le mastering ne donne pas la part belle à cet instrument, dont le type de son et le niveau sonore sont pour cet album trop relégués en arrière plan, au détriment de l’impact supplémentaire qu’ils étaient censés apporter (peut être une écoute au casque atténuera cette sensation, mais les écoutes en voiture et sur enceinte ne parviennent pas à donner de relief à l’instrument). 
Enfin, l’une des évolutions les plus importantes est sans nul doute celle de la voix, car le chant atteint désormais des sommets qu’il ne parvenait jusque ici qu’à frôler avec peine et approximations. Les progrès sont époustouflants et le timbre particulier (avec le charme de son accent, mmm, … très français) vient donner une réelle dimension aux morceaux, tantôt épique, tantôt douce et rêveuse, mais toujours  émotionnellement très marquée.
CR se lance sur une intro d’environ 3 minutes, chose classique chez les groupes de métal mélodique ; intro qui patine au démarrage sur des sonorités parfois convenues et infantiles (ça m’a évoqué « l’histoire sans fin » par moment), puis des chœurs qui font monter la sauce avant la transition avec le premier morceau.
Et là, pour moi, y a un problème. Non mais que vient foutre cette chanson « The map » en seconde position ?! Attention, la chanson est très bien, avec des sonorités un peu celtiques (qui m’ont évoqué Quantice et son album The Cosminecy) mais trop lisse et sautillante pour faire démarrer la sauce que s’était acharnée à faire monter l’intro pendant 3 minutes. Le morceau qui suit l’intro doit avoir un démarrage dans le feu et les flammes, une pêche de malade et nous scotcher le cul au sol à en pleureur nos mères ! Ben oui, quoi…
Alors, on va faire simple du coup, hop j’appuie directement sur suivant et j’enchaine avec le troisième morceau, en reléguant « The Map » en 10ème ou 11ème position (Ca ne colle peut être pas avec l’histoire mais on s’en fout, musicalement ça sonne bien mieux de la mettre en fin de set list).
Et donc on enchaine avec « Everlasting Flight »……..Qu’en dire si ce n’est que j’ai le cul scotché au sol ! Un démarrage à la Rhapsody qui enchaine avec du son KERION, des orchestrations et un rythme déchainés, une accroche au chant sublime « Let me tell you a little story, about sci-fi and fantasy, where swords of steel and sorcery meet guns …. and high technology,… ». Rien que de retranscrire ces paroles j’en ai la chair de poule, ce morceau est une tuerie qui vous donne la pêche et vous colle son chant dans la tête pour tout le week end (et en fait beaucoup plus longtemps) ! Et quand on pense qu’il n’y en a plus, ca continue un ton plus haut avec un chant parfaitement appuyé par des chœurs entrainants. Là, là je trouve mon Emerald Sword ! C’est ce morceau qui devait s’enchainer sur l’intro, épissétou !

« Bounty hunter » continue cette belle lancée avec un chant partagé (masculin / féminin) énergique et plein de personnalité, qui vient dans la parfaite lignée d’une intro évoquant celle de « Queen’s of the Gorgon » sur Holy Creature Quest. Beaucoup de puissance et de cinématiques sonores dans ce morceau (j’adore l’espèce de double halètement au milieu du premier couplet au moment de la pause).
J’avais oublié de vous dire, afin de renforcer la théâtralisation de cet album, certains morceaux sont introduits par de petits dialogues (quelques secondes à peine) narrés par les personnages de la saga qui nous est chantée. Bien que dispensables, mais peu gênants au final, le niveau est au dessus de celui qu’on pouvait trouver dans les premiers albums de Rhapsody, me rappelant plus l’ambiance dégagée par ceux que l’on trouve dans « NightFall in MiddleEarth » de Blind Guardian.

« The sky is my ocean » est une ballade dont le chant se révèle ravissant (je suis à court de qualificatif concernant le chant), la ligne de basse est très belle (mais malheureusement au son écrasé et qui ne parvient pas à ressortir), bien que les orchestrations soient un peu sirupeuses sur la fin.
« Fireblast » tranche dans le lard et nous fait l’effet d’un RedBull couplé au Gurosan (ou d’un rail de coke), avec ses chants féminins (lyrique / growl en simultané) d’une redoutable efficacité.
« Tribal vibes » est un peu l’OVNI musical de l’album. Mélange de l’époque Holy Land d’Angra avec des parties très 70’s pour le chant. Particulier, original mais très intéressant avec de belles parties instrumentales, notamment pour les percussions.
« Never more », Morceau speed sympho de bonne facture, entrainant avec un chant alterné féminin/masculin. Efficace.
« Celticia’s song », composé par la chanteuse et non pas par le guitariste soliste (qui a quand même fait tout le reste), ce duo piano/chant est très reposant et agréable, quelques influences japonaises me semble-t-il (du moins je la voie bien chanter en kimono blanc et rose sous un cerisier en fleurs).
« Ghost society », pareil que Never more. Rempli parfaitmeent sa fonction.
« The Map », voir plus haut. Très bon morceau, mais mal placé à mon sens sur l’album. Un chœur fédérateur qui reste dans la tête un moment.
« The fall of Skycity », le pavé de fin d’album, environ 10 minutes avec son intro. Un refrain chœur / chant principal sur des lignes différentes qui éveille la curiosité et l’intérêt. Pour le reste je trouve que le morceau manque d’élan. C’est limite plus un morceau d’ambiance par rapport au déroulement de la saga qu’une fresque épique. L’intro minaude un peu trop, et le passage narratif au milieu du morceau est trop surjoué (là ça rappelle les premiers albums de Rhapsody en revanche.)
Une outro pour clore cet ouvrage, reprenant les sonorités et thématiques de l’intro, le truc nécessaire pour faire bien. Mais je suis pas content, il me manque une reprise de Everlasting Flight en acoustique !

Conclusion ?
« CloudRider – Part. I Road to Skycity » est très clairement l’album de la maturité et KERION a réussi à négocier ce virage pour performer son travail et se donner la production et les moyens qu’il mérite. Nous avons là un album bien plus complexe que les deux précédents, et qui ne vous aura pas encore livré tout ses secrets mêmes après une dizaine d’écoutes. Avec CR, KERION s’impose de facto comme le porte drapeau français du métal symphonique à la Hollywood métal (on s’en sort plus de toutes ces étiquettes !).
Mais les inspirations sont encore un peu trop ancrées dans la composition, et même si le groupe reste identifiable de par une couleur sonore particulière (sans parler du chant), d’autres constructions et sonorités viennent, elles, immédiatement y supplanter l’image du combo italo-français Rhapsody (qui en plus existe aujourd’hui sous deux déclinaisons).
Avec cet album, KERION effectue un grand pas en avant dans la maitrise de sa musique, et nous propose un album d’une très grande qualité. Un must have pour tout fan de métal sympho. 
Et vivement la suite ;-)