Gens qui se baladent

lundi 14 mai 2012

La Black Librairie brûle, les vautours sont lachés

Encore un tome de tombé dans le cycle de l’hérésie d’Horus, et qui me laisse un goût fade dans la bouche, faisant pencher un peu plus la balance de la qualité de cette saga vers le bas.

Tome 15 : « Propero brûle, les loups sont lâchés » de Dan Abnett.


 S’il est un livre qui porte mal son titre, c’est bien celui-là

Voici le résumé en dos de couverture :
"L'Empereur  sombré dans la plus noire des colères. Magnus le Rouge, primarque des Thousand Sons, a commis une terrible erreur qui met en danger la sécurité de Terra elle-même. L'Empereur n'a pas le choix : il charge Leman Russ, primarque des Space Wolves, d'arrêter son frère sur Prospero, le monde natal des Thousand Sons. Il ne sera pas facile de faire plier cette planète peuplée de sorciers, mais Russ et ses Space Wolves ne se découragent pas facilement.
Ivre de rage, Russ est déterminé à traîner Magnus devant la justice et à provoquer la chute de Prospero... "

Vous êtes fan des Space Wolves, fan des Thousand Sons, des combats entre légion ?.... Passez donc votre chemin !

L’histoire telle qu’elle nous est présentée dans le résumé ne débute qu’à compter de la page 327, soit un peu moins de 100 pages avant la fin du livre.

Et encore, à ce stade se déroule l’édit de Nikea, où l’Empereur juge Magnus le Rouge, Primarque des Thousand Sons et condamne ses recherches et utilisation des pouvoirs psychiques. Ce n’est encore qu’une cinquantaine de pages plus loin que les SW sont lâchés sur Prospero pour purger la planète, Magnus ayant persévéré dans ses recherches.
La dimension épique du combat final entre Russ, Primarque des SW, et Magnus rattrapera certainement la fadeur de l’ouvrage vous laisserez vous naïvement à penser. Que nenni.
On assiste à un petit assaut localisé d’une force contre l’autre, pour apprendre a posteriori que Magnus s’est enfui et que le travail est fini.
Le reste du temps on suit l’histoire d’un humain, ancien archéologue, recueilli comme « Barde » auprès de la légion des SW, et il est bien lui-même le premier d’entre nous à se demander ce qu’il fout là.
Alors bien sur, tout cela à un but, une intrigue se forme avec un pseudo coup de théâtre final accompagné de quelques surprises et révélations, mais ces dernières n’ont aucun intérêt et le tout est aseptisé et complètement superficiel. Le fait est qu’on s’en fout.

La légion des SW nous est présentée comme une sorte de communauté de guerriers nordiques à l’aspect primitif sous tous les points de vue, image dont joue cette légion pour faire peur à ses ennemis. Ça marche tellement bien que même le lecteur prend peur et s'enfui avant d’avoir envie de se pendre.
En fait, ça donne surtout l’impression d'avoir été pompé à mort sur le 13ème guerrier, avec des longueurs qui nous amènent à relire 10 fois le résumé au dos de la couverture pour vérifier que l'on s'est pas tromé de bouquin ou qu'il n'y a pas eu une erreur d'impression.

Bref, un livre inintéressant et inutile, qui ne fait que miner une saga qui commence à puer la machine à brouzoufs au détriment de l’intérêt historique et culturel des événements qu’elle est censée retracer.

J’entame donc le volume suivant avec d’autant plus d’appréhension qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles (que le vendeur de chez GW m’a vendu comme un ouvrage formidable, le meilleur de toute la saga. Cet argument de vente n’a pas été sans me faire peur surtout quand, après que je lui  demande s’il était nettement au dessus du précédent recueil de nouvelles qui était une belle merde, celui-ci m’a ouvert de grand yeux écarquillés en s’étonnant que l’on ai pu trouver mauvais certains des tomes de la saga [où en s’étonnant qu’un lecteur FBDM puisse avoir un avis objectif peut être]).
Spoiler : Mmmm, déjà les deux premières nouvelles de ce tome 16 sont à chier. Ça promet….



3 commentaires:

  1. Bon courage pour la lecture alors :)

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  2. Prospero... y a un rapport avec Shakespeare ? :)

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  3. Très certainement en effet ! Vu que GW a éparpillé de très nombreuses références à différentes cultures dans ses œuvres. Prospero est un magicien rejeté pour Shakespeare, et ici nous avons une planète peuplée de sorciers reniés. L'un des disciple de Prospero dans "la Tempête" se nomme Caliban, qui est la planète d'origine des Dark Angels, dont le Primarque est Lion El'Jonson, nom dérivé de Lionel Johnson, auteur d'une nouvelle du nomp de Dark Angel, Caliban est un monde peuplé de monstres, ce qu'est le Caliban de Shakespeare, et ainsi de suite....

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