Gens qui se baladent

samedi 10 mars 2012

Secret Sory : Les Dark Angels

Et voilà un nouveau tome de tombé. L’Hérésie d’Horus Volume 10 : « Les anges déchus » de Mike Lee.

C’est le premier roman de Mike Lee que je lis, ce qui m’a donné un avant goût pour quand j’entamerai la série des Malus Darkblade qu’il a écrit en coopération avec Dan Abnett.

Nous voilà plongé de nouveau au cœur de la première légion de l’Empereur, celle Dark Angel, avec une histoire dont les chapitres alternent les aventures des deux protagonistes du précédent volume traitant de cette légion (Tome 6 :  Le retour des anges),  dont l’un combat aux cotés du Primarque Lion El’Jonson pour protéger un monde forge d’une incursion des forces de Horus, pendant que l’autre à été « abandonné » par le Primarque sur Caliban, désormais régentée par Luther.

Le portrait ici dressé de Luther est plein de compassion et d’empathie et fait de lui un personnage attachant dont on ne peut que comprendre la souffrance face au comportement arrogant et méprisant de son Primarque. Il y a là un parallèle avec l’histoire de l’Empereur et d’Horus, l’abandon et le caractère délétère du premier devenant le fait générateur du comportement hérétique du premier.
Du moins si, comme dans chacune de ces deux histoires, le chaos ne venait pas tout expliquer d’un coup de baguette magique…Encore qu’ici le chaos semble jouer un rôle nettement moins important dans le basculement de Luther, pour qui l’amour et l’attachement à sa planète d’origine  semblent toutefois sa réelle motivation à rejeter un Imperium qui n’a que faire de l’écologie et qui n’hésite pas à transformer Caliban, terre hostile et à la végétation luxuriante, un désert industriel pour alimenter les besoins de la Grande Croisade.

J’ai toujours eu un faible pour les Dark Angels, et c’était même la légion d’Astartes que j’avais monté il y a de cela maintenant presque 20 ans (voilà qui ne me rajeunit pas), et n’en connaissait son histoire qu’au travers du background du Codex Anges Maudits de la V2 de Warhammer 40K. A l’époque les faits étaient manichéens : Primarque tout gentil et Luther archi-hérétique.
Finalement les romans de la Black Librairy nous permettent d’ajouter un peu de profondeur et d’ouverture d’esprit, et, une fois de plus, nous font comprendre que l’Imperium n’est qu’un régime intégriste et déshumanisé, fort de ses légions endoctrinées, se rapprochant ainsi de la vision présentée dans Rogue Trader (1ère édition de Warhammer 40K), et nuançant peu à peu la vision plus épurée (et politiquement plus commerciale) des versions suivantes de 40K.

Le roman ne décrit pas le retour du Primarque sur Caliban et la terrible lutte entre le Lion et Luther qui s’ensuivit, mais sert de prequel à cette confrontation inéluctable.

Pour résumer, le Lion ne récoltera que ce qu’il a semé ! Un bon moment comme d’habitude maintenant.

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