Gens qui se baladent

mardi 14 juin 2011

A force de peindre des Orques....



J’ai ouvert ce blog par une critique (peu littéraire) assez peu flatteuse sur les Chroniques de NightShade de Stan Nichols.

Le second livre que je décortique un peu en suivant est un autre ouvrage de cet auteur, auquel je faisais référence dans ma critique précédente, à savoir : ORCS.

ORCS c’est l’histoire d’une compagnie mercenaire composée exclusivement d’Orcs (et d’un nain), naviguant dans un univers Med-Fan où les anciennes races n’ont plus vraiment leur place.

1- Les personnages :

Au début on se dit : « Tiens ca va être intéressant d’avoir le point de vue de ces créatures si peu connues et mal aimées », et c’est sur ce point qu’insiste le résumé au dos du bouquin.
Et on nous montre que les Orcs sont rustres, combattifs mais qu’ils ont aussi des sentiments proches de ceux des humains. Trop finalement, car on tombe vite dans l’effet pervers que j’avais remarqué dans la Compagnie Noire de Robin Coock, on veut faire des héros une équipe de bad guys chelous, mais en fait on humanise en sentimentalise trop les personnages afin que le lecteur ne s’en désintéresse pas, ou du moins continu à s’y attacher. Difficile de s’angoisser sur le sort d’un héros mercenaire en danger s’il vient juste de trancher la gorge à un gamin innocent et violer sa mère (enfin, y en a qui aime mais bon,……).

Pourtant je n’ai pas trouvé ça désagréable au final, car je ne sais pas si j’aurai réussi à m’attacher aux personnages s’ils n’avaient été que des monstres difformes (c’est pas top classe coté physique un Orc non plus). On a plus l’impression de lire les aventures de Conan et ses copains sur ce point.

Le groupe de héros reste stéréotypé dans ses attributions, mais n’est ce pas là une contrainte liée à l’organigramme militaire ? (on y retrouve par exemple un peu le même genre d’équipe que celle d’Ibram Gaunt dans les romans de Dan Abnett).

2- Le scénario :

Contrairement à NightShade l’intrigue est bien enveloppée, sans être terriblement orignale son déroulement est bien amené ; même si les déplacements s’enchainent sans « faux pas ». Le rythme reste soutenu et je me suis plus à enchaîner les chapitres sans lassitude. L’histoire présente une vision assez pessimiste sur la nature humaine et ses réactions vis-à-vis des autres, sur l’intégrisme religieux et l’obscurantisme, et au final (encore trahison ?) ce sont les Orcs qui sont plus magnanimes et « bons » que nous-mêmes…

3- Le style :

Ça se lit facilement, sans que le style soit pour autant enfantin ou dépouillé. Bien plus agréable que NightShade ou que cette horreur de série que sont les Chroniques de Loddoss (Je me rends compte qu’il vaut mieux éviter décidément ce qui commence par Les Chroniques de….).

Aimer ou ne pas aimer Orcs, tout dépendra de ce qu’on vient y chercher. Si c’est une vision du monde originale à travers les yeux de créatures dont on ne sait que peu de chose, on se sentira trahi. Si c’est une agréable quête d’héroic fantasy, le fait de placer des orcs en héros sera un plus original. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, bien que ce ne soit pas le meilleur que j’ai lu.

A noter que Fbruntz a effectué une critique de ce même ouvrage sur son blog, bien moins flatteuse que la mienne. Ici : http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=389074&pid=15019452

A noter également que le livre est disponible sous une nouvelle ré édition en intégrale de la Trilogie dans le cadre des dix ans de Bragelonne, pour la modique somme de 10€. POur ce prix là il n'y a pas à se priver je dirais ! (On y toruve la trilogie de Mathieu Gaborit sur le Feal également, qui est un bon ionvestissement).

Couverture de la ré édition anniversaire

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