Gens qui se baladent

jeudi 16 décembre 2010

Chiantitude story



J'avais découvert Stan Nichols par le biais de son premier roman ORCS, que je n'ai toujours pas fini, mais qui m'a réellement enthousiasmé.
 Alors pour les vacances, une semaine à passer loin de tout, je me suis sélectionné quelques intégrales, dont les Chroniques de Nightshade de Stan Nichols.
Il s'agit d'un bouquin d'heroic fantasy/medieval fantastique, dans lequel Nightshade, champion du roi et gendre parfait par excellence doit affronter à nouveau le vilain sorcier très dépravé qui s'est retourné contre son roi et a privé notre héros de son bras droit.
Ça se lit facilement, c'est vite ingéré, vite oublié. Mais quelle déception. Je dirai que ce livre est faible, vraiment faible par rapport à ce qu'on trouve dans ORCS.

1- Les personnages :

Le héros est vraiment fadasse de chez fadasse. Nightshade, il est beau, grand fort, intelligent, manie l'épée comme nul autre, mais passe son temps à s'apitoyer sur la perte de son bras droit. Alors on nous fait bien comprendre qu'il se bat comme un dieu avec son seul bras gauche mais à ses yeux la seule façon de vaincre le grand méchant c'est de récupérer son bras, on sait même pas pourquoi vu que le grand vilain étant un sorcier c'est pas lors d'un duel à l'épée qu'il va le faire passer dans l'au-delà.
Bref NS est insignifiant et ennuyeux.
Le grand méchant, grand sorcier très dépravé semble être resté au lvl 2. Apparemment il se vante beaucoup mais factuellement il ne sait rien faire à part apparaître en illusion à notre héros pour lui dire « je vais finir par te crever et tout le monde va mourir ha ha ha ha ! ».

Je garde souvenir dans la série L’EPEE DE VERITE  de Tery Goodkin, de scènes particulièrement retorses, avec un grand méchant qui arrive en discutant avec lui à retourner un enfant contre ses parents pour l’amener volontairement à donner sa vie pour lui. Le rituel et la mort de l’enfant étaient assez corsés, tout comme certains autres passages du livre d’ailleurs (ce qui contrastait fortement avec le coté très cul-cul la praline du reste d’ailleurs).
Bref, ici le méchant est finalement aussi ridicule que Jeremy Irons ricanant de façon pseudo machiavélique en brandissant son sceptre, dans cette daube monumentale qu’était DONJONS & DRAGONS le film.

Quant aux autres, entre la copine de combat, le traitre dont on devine la nature au moment même où l’auteur prend soin de le décrire, la bestiole qui accompagne le héros et qui sait tout….on a là un degueuli de stéréotypes bas de gamme.

2- Le scénario :

C’est téléphoné de bout en bout. On sait parfaitement où on va, avant même que l’auteur décide de nous y emmener. Aucun rebondissement, aucune originalité ne vient casser la routine du scénario de la quête, dans sa conception la plus basique.

3- Le style :

Ça se lit facilement comme j’ai dit, mais les combats (des duels à l’épée à 95%) sont extrêmement répétitifs et ne nous délivrent aucune tension, les mêmes termes et descriptions reviennent dans des ordres différents….
En revenant je me suis remis à ORCS que je n’avais pas fini (et que je n’ai toujours pas fini d’ailleurs). La première chose que je me suis dit, c’est que Stan Nichols avait soit écrit NS en 24h (les trois bouquins), soit il l’avait écrit avant ORCS, soit ça n’était pas lui qui l’avait écrit.
Au moins dans ORCS même si certains passages sont des classiques, le récit, la narration nous fait craindre le pire pour nos héros et nous narrent une aventure originale nous laissant avide de connaitre la suite à chaque fin de chapitre.

Bon j’ai lu NS en entier. J’y ai même pris un certain plaisir. Pourquoi ? Parce que c’est le genre de bouquin qu’on peu reprendre sans avoir à se remémorer les 25 dernières pages pour comprendre où on en est. Le genre de bouquin qu’on lit à moitié concentré sans perdre le fil, sans se prendre la tête.
Et puis surtout, NS m’a fait en réalité penser à une mini campagne de jeux de rôle pour débutant. On sait où ca nous mène et on y va, mais une fois au bout on passe vite à autre chose.


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